Deux véhicules identiques, immatriculés le même jour par deux personnes vivant à trois cents kilomètres l’une de l’autre, ne coûtent pas le même prix à immatriculer. Cette différence n’a rien d’une anomalie, elle résulte d’une délibération régionale que rien n’oblige à s’aligner sur les voisines. Elle est aussi la première question que se pose quelqu’un qui découvre le montant demandé par le téléservice.
Le barème 2026, région par région
Le tableau ci-dessous donne le prix effectif d’un cheval fiscal dans chaque région métropolitaine, ainsi que son évolution par rapport à l’année précédente. Six régions appliquent le plafond légal de 60,00 €, ce qui explique qu’elles affichent toutes le même montant sans s’être concertées.
| Région | Prix du cheval fiscal 2026 | Évolution |
|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 43,00 € | stable |
| Bourgogne-Franche-Comté | 60,00 € | stable, plafond légal |
| Bretagne | 60,00 € | stable, plafond légal |
| Centre-Val de Loire | 60,00 € | stable, plafond légal |
| Corse | 53,00 € | + 10,00 € |
| Grand Est | 60,00 € | stable, plafond légal |
| Hauts-de-France | 43,00 € | + 1,00 € |
| Île-de-France | 68,95 € | 54,95 € + majoration de 14,00 € |
| Normandie | 60,00 € | stable, plafond légal |
| Nouvelle-Aquitaine | 58,00 € | + 5,00 € |
| Occitanie | 59,50 € | stable |
| Pays de la Loire | 51,00 € | stable |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 60,00 € | + 1,00 €, plafond légal |
Le tarif le plus bas est de 43,00 €, pratiqué en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France. Le plus élevé est celui de l’Île-de-France, à 68,95 €, qui intègre une majoration forfaitaire de 14,00 € par cheval fiscal s’ajoutant au tarif voté de 54,95 €. Sur un véhicule de sept chevaux fiscaux, l’écart entre ces deux extrêmes dépasse cent quatre-vingts euros pour la seule taxe régionale.
Quatre régions ont relevé leur tarif pour 2026. La Corse a connu la hausse la plus forte, de dix euros, suivie de la Nouvelle-Aquitaine à cinq euros, puis de la Provence-Alpes-Côte d’Azur et des Hauts-de-France à un euro chacune.
Les taxes annexes qui s’ajoutent au cheval fiscal
La taxe régionale ne fait pas le montant total. Quatre autres postes, repérés de Y2 à Y5 sur l’avis de paiement, complètent l’addition. Deux d’entre eux sont des montants fixes nationaux, identiques dans tous les départements, et les deux autres ne concernent que des situations particulières.
| Repère | Poste | Montant ou base |
|---|---|---|
| Y1 | Taxe régionale | Puissance fiscale × prix du cheval fiscal de la région |
| Y2 | Taxe formation professionnelle | Véhicules utilitaires, selon le poids total autorisé en charge |
| Y3 | Malus écologique | Première immatriculation en France d’un véhicule concerné |
| Y4 | Taxe de gestion | 11,00 €, montant fixe national |
| Y5 | Redevance d’acheminement | 2,76 €, montant fixe national |
Un changement d’adresse n’entraîne ni taxe régionale ni malus, la démarche portant seulement sur la mise à jour du titre. Un changement de titulaire sur un véhicule déjà immatriculé en France n’entraîne pas de malus non plus, celui-ci ne frappant que la première mise en circulation nationale.
Réductions et exonérations
Deux mécanismes réduisent la taxe régionale, et un seul relève d’une règle nationale stable. La taxe est réduite de moitié pour un véhicule de dix ans et plus, réduction qui porte sur le seul poste Y1, les taxes fixes restant dues en totalité.
Les exonérations en faveur des véhicules propres relèvent en revanche de chaque région et ont beaucoup bougé. Depuis le 1er mai 2025, les propriétaires de véhicules électriques acquittent la taxe régionale au même titre que les véhicules thermiques dans la plupart des régions. Les Hauts-de-France ont maintenu une exonération, ramenée de cent à cinquante pour cent au 1er avril 2026. La Corse et les Pays de la Loire figurent parmi les régions ayant conservé une exonération totale.
Ce point est le plus instable de la base et celui qu’il faut vérifier en premier avant toute commande de véhicule propre, une délibération pouvant modifier le régime en cours d’année avec application immédiate aux demandes déposées après son entrée en vigueur.
Où vérifier la donnée à la source
Le simulateur officiel de service-public.fr interroge le barème en vigueur pour le département que vous lui indiquez et affiche le prix d’un cheval fiscal à la date du jour. C’est la vérification la plus directe et elle est gratuite. Le téléservice de l’ANTS affiche pour sa part le montant total réellement dû, taxes annexes comprises, au moment de la validation du dossier, et c’est ce montant qui fait foi.
La délibération régionale elle-même est publiée par le conseil régional concerné. Elle indique la date d’entrée en vigueur du nouveau tarif, information que les tableaux de synthèse omettent presque toujours alors qu’elle détermine le tarif applicable à votre demande.
Comment lire ce barème sans se tromper
La puissance fiscale se lit exclusivement au repère P.6 du certificat d’immatriculation. Elle n’a aucun rapport avec la puissance du moteur, indiquée au repère P.2 en kilowatts, et confondre les deux conduit à des estimations fausses d’un facteur trois ou quatre.
La région à retenir est celle du domicile du titulaire de la carte grise, et non celle où le véhicule est acheté. Acheter un véhicule dans une région moins chère ne change donc rien au montant dû, contrairement à une idée qui circule régulièrement.
Enfin, un barème sans date n’est pas exploitable. Quatre régions ont changé de tarif pour 2026, et une comparaison faite avec des valeurs de l’année précédente donne un montant faux dans ces quatre cas.
Limites de cette ressource
Le tableau couvre les treize régions métropolitaines. Les collectivités d’outre-mer relèvent de barèmes distincts qui ne sont pas repris ici. Les exonérations sont décrites dans leur principe mais leur taux exact, région par région, n’est pas tabulé, ce régime évoluant plus vite que sa documentation publique.
Cette page ne délivre aucun certificat, n’instruit aucun dossier et ne se substitue pas au montant affiché par le téléservice. Pour un cas d’importation, de véhicule de collection ou de changement de destination, adressez-vous à l’ANTS.
Questions fréquentes sur le barème régional
Quelle région applique le prix du cheval fiscal le plus élevé ?
L’Île-de-France, à 68,95 € en 2026, tarif qui intègre une majoration forfaitaire de 14,00 € s’ajoutant au tarif voté de 54,95 €.
Quelle région applique le prix le plus bas ?
L’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France, à 43,00 € le cheval fiscal en 2026.
Puis-je immatriculer mon véhicule dans une région moins chère ?
Non. La région retenue est celle du domicile du titulaire de la carte grise, pas celle où le véhicule est acheté ni celle où il circule.
Quand le barème change-t-il ?
Les conseils régionaux délibèrent généralement en fin d’année pour une application au début de l’année suivante, mais une délibération peut intervenir en cours d’année. C’est le tarif en vigueur au jour du dépôt de la demande qui s’applique.
Les véhicules électriques sont-ils exonérés ?
Dans la plupart des régions, l’exonération a été supprimée depuis le 1er mai 2025. Quelques régions maintiennent une exonération totale ou partielle. Vérifiez le régime de votre région avant toute commande.
Les barèmes régionaux se révisent par délibération et s’appliquent à compter de leur date d’entrée en vigueur. Si votre démarche peut attendre quelques jours et qu’une révision est annoncée dans votre région, relevez le nouveau tarif avant de valider votre dossier.
