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Bugatti Veyron : fiche technique, records et production

27 août 2026 20 min de lecture Mis a jour 27 août 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • La Bugatti Veyron a été construite de 2005 à 2015, avec une production limitée à 450 exemplaires, répartis entre 300 coupés et 150 roadsters.
  • Sa fiche technique repose sur un moteur W16 de 8,0 litres à quatre turbocompresseurs, une transmission intégrale et une boîte à double embrayage à sept rapports.
  • La Veyron 16.4 développe 1 001 ch, tandis que les Super Sport et Grand Sport Vitesse atteignent 1 200 ch.
  • Le record de 431,072 km/h concerne la Veyron Super Sport, contrôlée par le TÜV en 2010.
  • La Grand Sport Vitesse a atteint 408,84 km/h en 2013, un record pour un roadster de série à cette date.
  • Le prix d’une Veyron en 2026 dépend de la version, du kilométrage, de l’entretien documenté et de la configuration exacte. Aucun montant unique ne permet de décrire correctement le marché de collection.
Profil bas d'une hypercar avec un aileron et des lignes aérodynamiques, studio sombre
Illustration générée par intelligence artificielle.

Bugatti Veyron 16.4 : fiche technique et architecture du projet

La Bugatti Veyron est une hypercar produite entre 2005 et 2015. Elle ne doit pas être regardée comme une simple voiture puissante. Son programme réunissait une homologation routière, une finition de luxe automobile, une vitesse supérieure à 400 km/h et une fabrication en petite série. En 2005, cette combinaison restait très rare sur un véhicule vendu à des particuliers.

La version fondatrice porte le nom de Veyron 16.4. Le chiffre 16 désigne le nombre de cylindres et le chiffre 4 renvoie aux quatre turbocompresseurs. Son moteur W16 de 8,0 litres délivre 1 001 ch à 6 000 tr/min. Les fiches techniques publiées pour les millésimes de 2006 à 2015 indiquent cette même puissance pour les Veyron 16.4 standard, ce qui permet de la distinguer sans difficulté des variantes de 1 200 ch apparues plus tard.

Le W16 est composé de deux blocs de huit cylindres rapprochés dans une architecture compacte. Cette solution permet d’obtenir un niveau de puissance très élevé, mais elle impose aussi une gestion stricte de la température, de l’air admis et de l’évacuation de la chaleur. Quatre turbocompresseurs alimentent le moteur. La puissance ne suffit pas à expliquer la performance. Il faut également pouvoir la transmettre sans perte excessive et sans rendre la voiture inutilisable à basse vitesse.

Bugatti a donc associé ce bloc à une transmission intégrale permanente et à une boîte robotisée à double embrayage comptant sept rapports. La transmission intégrale répartit le couple sur les quatre roues. La boîte permet des changements de rapport rapides, sans l’interruption prolongée de motricité que l’on rencontrait sur certaines boîtes manuelles ou robotisées plus anciennes. Ce dispositif était déterminant sur une voiture de plus de 1 000 ch.

La fiche technique comprend aussi des freins carbone-céramique et une aérodynamique active. À très haute vitesse, l’aileron arrière intervient pour stabiliser le véhicule et contribuer au freinage. La carrosserie n’est donc pas seulement dessinée pour son apparence bicolore et sa ligne latérale caractéristique. Elle participe directement à la stabilité, au refroidissement et à l’équilibre entre vitesse et appui.

Élément de fiche technique Bugatti Veyron 16.4 Source ou période
Moteur W16 essence, 8,0 litres, quatre turbocompresseurs Documentation technique Bugatti, production 2005-2015
Puissance 1 001 ch à 6 000 tr/min Fiches techniques des millésimes 2006 à 2015
Transmission Intégrale permanente Documentation constructeur
Boîte de vitesses Double embrayage, 7 rapports Documentation constructeur
Carrosserie Coupé Gamme Veyron 16.4

La Veyron 16.4 dépasse 400 km/h en vitesse maximale annoncée. Ce chiffre doit toutefois être séparé du record de 431,072 km/h de la Super Sport. Les deux voitures portent le nom Veyron, mais elles n’ont ni la même puissance ni le même rôle dans la gamme. Une fiche technique sérieuse rattache toujours une donnée à sa version exacte.

Sur route ouverte en France, ces vitesses ne constituent évidemment pas un usage autorisé. L’article R413-2 du code de la route fixe la vitesse maximale à 130 km/h sur autoroute lorsque les conditions normales de circulation le permettent. Les chiffres de Bugatti appartiennent à des essais sur piste ou sur site fermé, menés avec des conditions de sécurité et de contrôle qui ne sont pas celles d’un trajet courant.

Le caractère marquant de cette ingénierie automobile tient à son équilibre général. Une voiture peut être très légère, très puissante ou très rapide. Réunir ces paramètres dans un modèle réellement produit, doté d’un habitacle soigné et d’une utilisation routière possible, posait un problème industriel plus vaste. La Veyron a été conçue pour y répondre par un ensemble cohérent plutôt que par un seul chiffre spectaculaire.

Les versions Bugatti Veyron : coupé, roadster et séries de clôture

La production de la Bugatti Veyron ne se résume pas à un modèle unique. Elle comprend plusieurs déclinaisons qui se distinguent par leur carrosserie, leur puissance et leur place dans la chronologie. Mélanger les données d’une Veyron 16.4, d’une Super Sport et d’une Grand Sport Vitesse conduit à des erreurs fréquentes sur la vitesse maximale, les records de vitesse et la rareté réelle d’un exemplaire.

La Veyron 16.4 est le coupé de départ. Elle développe 1 001 ch et pose les bases techniques de toute la famille. Sa carrosserie fermée sert de référence à la gamme. C’est elle qui a démontré, dès le milieu des années 2000, qu’une automobile de série pouvait associer une puissance à quatre chiffres, une transmission intégrale et une vitesse de pointe dépassant 400 km/h.

La Grand Sport correspond à la déclinaison roadster de la Veyron 16.4. Elle conserve la puissance de 1 001 ch, mais remplace le toit fixe du coupé par une carrosserie découvrable. Ce changement paraît simple lorsqu’il est décrit dans un catalogue. Il impose pourtant de préserver la rigidité de la structure, la stabilité aérodynamique et la protection des occupants à très haute vitesse. La Grand Sport ne doit donc pas être assimilée à une Veyron 16.4 à laquelle on aurait seulement retiré un panneau de toit.

La Super Sport est la version coupé de 1 200 ch. Les fiches techniques publiées pour les versions 2010 à 2015 font apparaître cette puissance, avec un régime de puissance maximale pouvant être indiqué à 6 400 tr/min selon la fiche concernée. C’est cette version qui est liée au record de 431,072 km/h. Son nom est donc déterminant. Dire qu’« une Veyron » a atteint cette vitesse sans préciser Super Sport laisse croire que l’ensemble de la production disposait de cette performance, ce qui est inexact.

La Grand Sport Vitesse reprend la carrosserie roadster et la mécanique de 1 200 ch. Elle occupe une position particulière, car elle associe la version ouverte de la gamme à la puissance maximale proposée sur la Veyron. Son record de 408,84 km/h, établi en 2013, ne correspond pas au record absolu du coupé Super Sport. Il porte sur la catégorie des roadsters de série. Les deux chiffres sont élevés, mais ils ne décrivent pas le même résultat.

La Grand Sport Vitesse La Finale clôt la production. Elle ne constitue pas une génération nouvelle ni un modèle mécaniquement séparé du reste des Grand Sport Vitesse. Son intérêt tient à son statut. Elle est le 450e exemplaire de Veyron construit et marque la fin d’une période de dix années, de 2005 à 2015.

  • La Veyron 16.4 est le coupé de 1 001 ch qui lance la gamme en 2005.
  • La Grand Sport est le roadster de 1 001 ch, dérivé de la Veyron 16.4.
  • La Super Sport est le coupé de 1 200 ch associé au record de 431,072 km/h en 2010.
  • La Grand Sport Vitesse est le roadster de 1 200 ch associé au record de 408,84 km/h en 2013.
  • La Finale est le dernier exemplaire, livré en 2015 et numéroté comme la 450e Veyron produite.

Le nombre de véhicules construits explique la prudence nécessaire lorsqu’il est question de valeur ou de disponibilité. Bugatti a annoncé une production totale de 450 voitures, avec 300 coupés et 150 roadsters. Cette répartition, communiquée à l’issue de la production en 2015, est une donnée plus utile qu’un classement vague de rareté. Les roadsters ne représentent qu’un tiers du total, mais leur valeur dépend ensuite de la version précise, de l’historique et de la configuration.

Les séries spéciales ajoutent une autre difficulté. Une couleur, une sellerie ou une dénomination commerciale peuvent accroître l’intérêt d’un modèle, sans créer nécessairement une fiche mécanique différente. Il faut donc vérifier le numéro de châssis, les documents d’entretien et la configuration de sortie d’usine avant d’affirmer qu’un exemplaire appartient à une série précise. Dans le marché de collection, l’appellation seule ne suffit pas.

Pour comparer les variantes, la carrosserie est la première donnée à regarder, puis vient la puissance. Cette méthode évite de confondre un coupé 1 001 ch avec un roadster 1 200 ch ou d’attribuer à une version ouverte les chiffres de la Super Sport. La gamme devient alors lisible et les records retrouvent leur véritable contexte.

Records de vitesse Bugatti Veyron : ce que mesurent 431,072 km/h et 408,84 km/h

Les records de vitesse de la Bugatti Veyron sont souvent cités sans leur date, leur version ou leur cadre de mesure. Cette manière de présenter les chiffres est imprécise. Le record de 431,072 km/h concerne une Veyron Super Sport et a été établi en 2010 sous contrôle du TÜV, organisme allemand de contrôle technique et de certification. Il ne s’agit ni d’une donnée applicable à toutes les Veyron ni d’une vitesse utilisable sur route ouverte.

La Super Sport représente l’aboutissement du programme pour le coupé. Avec 1 200 ch, elle dépasse la puissance de la Veyron 16.4 de 199 ch. Cet écart compte lorsqu’il s’agit d’expliquer le résultat obtenu. Le record n’est pas uniquement l’effet d’un moteur plus puissant. Il dépend de la stabilité, du refroidissement, de la transmission, de l’aérodynamique et du protocole appliqué sur le site d’essai.

Le chiffre de 431,072 km/h a une valeur historique particulière, car il a placé la Super Sport parmi les voitures de série les plus rapides de son époque. Le terme « voiture de série » mérite d’être conservé avec rigueur. Il désigne un modèle issu d’une production commerciale, même très faible, et non un prototype unique fabriqué pour une tentative. La Veyron était rare, mais elle relevait bien d’un programme vendu et produit sur plusieurs années.

La Grand Sport Vitesse a ensuite obtenu une référence différente. En 2013, cette Veyron découvrable de 1 200 ch a atteint 408,84 km/h. Le record concernait alors un roadster de série. La nuance est nécessaire. Un véhicule sans toit fixe ne réagit pas exactement comme un coupé fermé lorsque l’air circule à plus de 400 km/h. Les contraintes de rigidité et de flux aérodynamique changent, tout comme les exigences de sécurité pour les occupants.

Le record du roadster ne doit donc pas être présenté comme un échec face au coupé. Il répond à un objectif distinct. Franchir 400 km/h avec une carrosserie ouverte était déjà une démonstration technique considérable. La Grand Sport Vitesse a établi un repère spécifique dans l’histoire de Bugatti, sans chercher à masquer l’avance de la Super Sport sur la vitesse absolue.

La vitesse maximale autorisée sur les autoroutes est de 130 km/h. Article R413-2 du code de la route, version en vigueur consultable sur Légifrance en 2026.

Les résultats Bugatti doivent aussi être séparés de la réalité réglementaire. Sur les réseaux routiers français, la vitesse est fixée par le code de la route et par la signalisation. Sur autoroute, le plafond normal est de 130 km/h, sous les conditions prévues par l’article R413-2. Sous la pluie, cette limite est réduite à 110 km/h. La performance d’une hypercar ne crée aucun droit à dépasser ces plafonds.

Cette distinction protège aussi la qualité de l’information. Une vitesse maximale annoncée par un constructeur correspond aux capacités du véhicule dans un cadre donné. Un record officiellement mesuré correspond à un protocole précis. Une vitesse légale dépend enfin de la route, de la météo, de la signalisation et des règles en vigueur. Ces trois notions ne se remplacent pas.

Le traitement médiatique des records privilégie souvent le chiffre le plus élevé. Pourtant, le contexte apporte davantage de sens. La Veyron Super Sport de 2010 et la Grand Sport Vitesse de 2013 illustrent deux objectifs séparés, l’un pour un coupé, l’autre pour un roadster. Cette précision permet de comprendre la place réelle de chaque modèle dans l’histoire de la marque.

La vitesse maximale reste une donnée impressionnante, mais elle n’explique pas à elle seule la réputation de la Veyron. Le projet compte aussi par la capacité de Bugatti à produire une voiture utilisable, dotée d’une finition très poussée, tout en tenant des contraintes physiques qui deviennent considérables à ces niveaux. Les records sont le résultat visible d’un ensemble beaucoup plus vaste.

Production limitée de la Bugatti Veyron : fabrication, rareté et suivi des exemplaires

La Bugatti Veyron a été construite sur une période de dix ans, de 2005 à 2015. Cette durée peut paraître longue pour une série de 450 véhicules, mais elle reflète la méthode retenue par Bugatti. Il ne s’agissait pas d’une production automobile de grande série. Chaque voiture relevait d’un processus d’assemblage et de contrôle adapté à une hypercar très complexe.

Le total officiel annoncé par Bugatti est de 450 exemplaires. La répartition est de 300 coupés et 150 roadsters. Ces chiffres datent de la clôture de production en 2015 et sont régulièrement repris par la marque dans sa communication historique. Ils permettent de comprendre pourquoi chaque Veyron ne se compare pas à une voiture de prestige diffusée à plusieurs milliers d’unités par an.

La rareté ne suffit toutefois pas à fixer une valeur de collection. Deux véhicules construits dans le même millésime peuvent afficher des situations très différentes. L’un peut disposer d’un dossier d’entretien complet, de factures datées, de rapports de contrôle et d’une configuration d’origine documentée. L’autre peut avoir connu des modifications, une immobilisation prolongée ou une traçabilité incomplète. Le nombre total de 450 exemplaires est un point de départ, pas une estimation de prix.

La production limitée a aussi une conséquence sur l’entretien. Les pièces, les pneumatiques, les opérations de maintenance et le savoir-faire nécessaires ne se traitent pas comme sur un véhicule courant. Un acheteur potentiel doit vérifier l’existence d’un suivi par le réseau ou par un spécialiste reconnu de la marque. Une facture sans détail, un carnet sans dates cohérentes ou une absence de justificatif sur des opérations importantes doivent être examinés avant toute transaction.

Le certificat d’immatriculation français ne permet pas, à lui seul, de garantir l’authenticité d’une série spéciale. Il identifie le véhicule et son titulaire, mais la configuration d’origine doit être vérifiée à partir des éléments constructeur. Pour un véhicule importé, l’immatriculation demande également de réunir les documents nécessaires à l’établissement du dossier. Les règles générales sont exposées sur le téléservice gratuit ANTS pour l’immatriculation d’un véhicule.

Le service officiel ANTS ne facture pas la saisie de la demande. Les taxes liées au certificat d’immatriculation restent dues selon la situation du véhicule, mais le dépôt du dossier sur le portail public est gratuit. Des intermédiaires privés peuvent proposer une assistance payante. Leur intervention ne dispense pas de fournir les mêmes pièces et ne garantit pas un délai administratif plus court.

Pour une Bugatti Veyron importée ou revendue, la liste documentaire doit être préparée avant la démarche. Les exigences précises dépendent du pays d’origine, du statut fiscal et des caractéristiques du véhicule. Les pièces habituellement examinées comprennent le justificatif de propriété, l’ancien document d’immatriculation, le certificat de conformité lorsqu’il est requis, le quitus fiscal ou le document fiscal applicable, ainsi que les justificatifs d’identité et de domicile du demandeur.

  1. Vérifiez le numéro de châssis sur le véhicule, les documents d’origine et les factures d’entretien.
  2. Contrôlez la cohérence entre la version annoncée, la puissance, la carrosserie et les archives constructeur disponibles.
  3. Réunissez les pièces fiscales et douanières avant le dépôt du dossier d’immatriculation.
  4. Déposez la demande sur ants.gouv.fr lorsque le véhicule doit recevoir une immatriculation française.
  5. Conservez l’ensemble des justificatifs, car ils participent à la traçabilité et à la valeur future du véhicule.

La production à Molsheim, en Alsace, participe également à la place particulière de la Veyron. Bugatti a choisi un site de fabrication dédié plutôt qu’une chaîne conventionnelle. Cette organisation correspondait à l’ambition du véhicule, mais aussi à son volume. Avec une moyenne de 45 unités par an sur dix ans, la série ne pouvait pas être traitée selon les méthodes d’une automobile diffusée à grande échelle.

La dernière Veyron, La Finale, a mis fin à cette production en 2015. Son intérêt ne vient pas d’une promesse de rendement financier. Il tient au fait qu’elle ferme un cycle industriel identifiable. Dans ce domaine, le dossier du véhicule, sa version exacte et son état documenté ont davantage de poids qu’une désignation approximative ou qu’un prix annoncé sans méthode de comparaison.

Prix de la Bugatti Veyron et comparaison avec la Bugatti Chiron

Le prix d’une Bugatti Veyron ne peut pas être résumé par une somme unique en 2026. Il faut séparer le tarif neuf d’époque, les transactions récentes entre collectionneurs et les annonces qui ne correspondent pas forcément au montant final de vente. Une Veyron 16.4, une Super Sport et une Grand Sport Vitesse n’occupent pas le même niveau de rareté ni le même marché.

Lors de son lancement, la Veyron se situait déjà à un niveau tarifaire exceptionnel dans le luxe automobile. Les déclinaisons plus puissantes ou produites en quantités plus restreintes se plaçaient au-dessus de la version de base. Cette hiérarchie reste valable pour analyser les valeurs actuelles, mais elle n’autorise pas à fixer un prix sans examiner le véhicule concerné.

Le kilométrage est une première variable, mais il ne doit pas être isolé. Une voiture très peu roulée, sans justificatifs d’entretien récents, n’est pas automatiquement plus rassurante qu’un exemplaire régulièrement suivi. L’état des pneumatiques, des freins, des fluides, des équipements électroniques et de la carrosserie demande une inspection adaptée. Sur une hypercar produite à 450 unités, l’absence de suivi clair peut peser lourdement dans une négociation.

La configuration d’origine constitue une deuxième variable. Les teintes, les matériaux intérieurs et certaines séries identifiées attirent des collectionneurs différents. Une modification effectuée après la sortie d’usine peut diminuer l’intérêt d’un exemplaire si elle n’est pas réversible ou documentée. La couleur ne suffit donc pas à établir la rareté. Le numéro de châssis et les archives de la marque apportent une base plus solide.

La version technique reste la troisième variable. Une Veyron 16.4 de 1 001 ch n’est pas une Super Sport de 1 200 ch. Une Grand Sport Vitesse n’est pas seulement une Veyron sans toit. Elle associe le format roadster à la mécanique la plus puissante de la gamme. Le marché peut donc valoriser très différemment deux véhicules dont le nom commercial contient pourtant le mot Veyron.

La Bugatti Chiron a succédé à la Veyron dans la gamme, mais la comparaison ne se réduit pas à la puissance. La Chiron appartient à une étape plus récente de l’ingénierie automobile et pousse plus loin les capacités du W16. La Veyron garde néanmoins une place propre, car elle a établi la crédibilité du projet moderne de Bugatti. Pour comparer les données de sa descendante, vous pouvez consulter cette fiche technique détaillée de la Bugatti Chiron.

La différence historique est nette. La Veyron a ouvert une période où une voiture de série pouvait dépasser 1 000 ch et franchir 400 km/h, tout en offrant un niveau de présentation éloigné d’un prototype de compétition. La Chiron a prolongé cette logique avec une technologie plus récente. La première représente le basculement initial. La seconde représente la continuité et le dépassement.

Pour évaluer une Veyron, le prix affiché ne doit pas être le seul document examiné. Demandez les factures, les dates d’intervention, les relevés de kilométrage, la description précise de la version et les éléments prouvant la configuration. Une expertise indépendante peut être justifiée avant toute vente. Pour un litige, un défaut caché ou une contestation sur l’origine d’un véhicule, seul l’examen des pièces et, si nécessaire, l’avis d’un avocat ou d’un expert automobile permet d’apprécier une situation individuelle.

La Veyron conserve son statut non parce qu’elle serait seulement ancienne ou chère, mais parce que son programme a abouti à une production réelle. Ses chiffres doivent être lus avec précision, version par version. Entre une Veyron 16.4 à 1 001 ch, une Super Sport à 1 200 ch et une Grand Sport Vitesse détentrice d’un record de roadster, le nom commun ne remplace jamais l’identification exacte.

Combien de Bugatti Veyron ont été produites ?

Bugatti a produit 450 Veyron entre 2005 et 2015. Le total comprend 300 coupés et 150 roadsters, selon les données communiquées par le constructeur lors de la fin de production en 2015.

Quelle Bugatti Veyron a atteint 431,072 km/h ?

La vitesse de 431,072 km/h a été mesurée sur une Bugatti Veyron Super Sport en 2010 sous contrôle du TÜV. Ce chiffre ne correspond pas à toutes les versions de Veyron.

Quelle est la puissance du moteur W16 de la Veyron ?

La Veyron 16.4 et la Grand Sport développent 1 001 ch. La Super Sport et la Grand Sport Vitesse disposent d’une puissance de 1 200 ch. Toutes utilisent un moteur W16 de 8,0 litres à quatre turbocompresseurs.

La Grand Sport Vitesse détient-elle le même record que la Super Sport ?

Non. La Grand Sport Vitesse a atteint 408,84 km/h en 2013 dans la catégorie des roadsters de série. La Super Sport détient la référence de 431,072 km/h pour le coupé concerné par le record de 2010.

Pourquoi le prix d’une Bugatti Veyron varie-t-il autant ?

La version, la carrosserie, le kilométrage, la configuration d’origine, les justificatifs d’entretien et l’historique de l’exemplaire influencent fortement la valeur. Une estimation sérieuse exige l’examen du véhicule et de ses documents.