La Porsche 928 associe un V8 avant, une transmission Transaxle et, sur une grande partie des exemplaires, une boîte automatique à quatre rapports. Produite de 1977 à 1995 à 61 056 exemplaires selon Porsche, elle occupe une place distincte parmi les automobiles classiques allemandes.
- La 928 d’origine développe 240 ch avec son V8 de 4,5 litres, tandis que la GTS atteint 350 ch avec un V8 de 5,4 litres.
- La boîte automatique n’est pas un défaut de collection, mais les versions manuelles GT et certaines GTS reçoivent une prime de rareté.
- En octobre 2026, les annonces relevées par L’argus situent une S4 entre 23 900 et 36 700 €, contre 48 500 à 89 900 € pour une GTS.
- La distribution, le refroidissement, l’électronique et l’état de la transmission déterminent davantage le prix réel qu’une carrosserie brillante.
Porsche 928 et V8 avant : une grande routière pensée autrement
La Porsche 928 apparaît au Salon de Genève en mars 1977. Porsche prépare alors une voiture de sport capable de prendre la relève de la 911, dont l’architecture à moteur arrière refroidi par air paraît moins adaptée aux normes futures de sécurité et d’émissions. Le projet prend donc une direction entièrement différente, avec un moteur V8 placé à l’avant, un refroidissement par eau et une boîte de vitesses installée sur le train arrière.
Cette disposition porte le nom de Transaxle. Le moteur reste sous le capot avant, mais la boîte et le différentiel sont réunis à l’arrière, reliés par un arbre contenu dans un tube rigide. La répartition des masses s’en trouve améliorée. Pour l’automobiliste qui cherche une voiture de collection utilisable sur route, ce choix a une conséquence concrète : la 928 n’a pas le comportement typique d’une sportive légère et nerveuse. Elle a été conçue pour les longs parcours, avec une stabilité élevée et une conduite moins fatigante à vitesse soutenue.
Le premier moteur V8 Porsche de série cube 4,5 litres et développe jusqu’à 240 ch sur les versions européennes. Il s’agit d’un moteur en aluminium, refroidi par eau, dont la souplesse correspond davantage à une automobile de grand tourisme qu’à une mécanique de compétition. La puissance augmente ensuite avec les évolutions de gamme. La 928 S reçoit un V8 de 4,7 litres de 300 ch en Europe, puis la S2 atteint 310 ch à partir de 1984. La S4 introduite pour le millésime 1987 passe à un V8 de 5,0 litres à 32 soupapes de 320 ch.
Le train arrière Weissach complète cette architecture. Il a été étudié pour limiter les réactions de la voiture au lever de pied et au freinage en courbe. Cette solution technique ne dispense pas d’un contrôle sérieux des silentblocs, amortisseurs et réglages de géométrie. Sur une 928 âgée de plus de trente ans, un train roulant fatigué peut faire disparaître une grande part de la stabilité attendue. Les factures de suspension et de géométrie méritent donc d’être lues avec la même attention que celles du moteur.
L’histoire du modèle explique sa situation actuelle sur le marché. La 928 obtient le titre de Voiture européenne de l’année en 1978 avec 261 points, selon le palmarès officiel Car of the Year. Porsche indique qu’elle demeure la seule voiture de sport à avoir reçu cette distinction. Pourtant, elle ne remplace pas la 911. Les deux modèles coexistent jusqu’en 1995, année où la production de la 928 cesse sans remplaçante directe. La Panamera, arrivée en 2009, reprend plus tard l’idée d’une Porsche confortable à moteur avant, mais sous la forme d’une berline à quatre portes.
Cette filiation technique intéresse aussi les acheteurs qui hésitent avec les autres Porsche Transaxle. Le fonctionnement de cette famille et les écarts de budget apparaissent dans ce guide consacré à la technique et à la cote de la Porsche 944. La 928 se distingue toutefois par son V8, son niveau d’équipement et son positionnement plus luxueux. Elle doit être considérée comme une grande routière complexe, non comme une 911 transformée.

Boîte automatique Porsche 928 et architecture Transaxle
La boîte automatique est fréquente sur la Porsche 928. Les premières voitures reçoivent une transmission automatique à trois rapports d’origine Mercedes-Benz. Elle est remplacée par une boîte à quatre rapports à partir de 1984 hors Amérique du Nord, après une évolution intervenue dès 1983 sur le marché nord-américain. Cette présence d’une transmission automatique n’a rien d’anormal sur ce modèle. Elle correspond au programme initial de la 928, pensé pour combiner performance voiture, confort et aptitude aux voyages rapides.
Une boîte automatique bien entretenue doit engager les rapports sans délai excessif, à froid comme après un essai prolongé. Un à-coup marqué, une hésitation persistante entre deux rapports ou une fuite d’huile sous l’ensemble boîte-pont demandent une vérification par un spécialiste. Le simple fait que le véhicule roule ne suffit pas à établir le bon état de la transmission. Une intervention sur une boîte ancienne, son convertisseur ou ses organes périphériques peut représenter plusieurs milliers d’euros, sans montant uniforme car les pièces disponibles et la main-d’œuvre varient selon le professionnel retenu.
Les versions manuelles ne doivent pas faire oublier les automatiques
La boîte mécanique à cinq rapports existe dès l’origine, mais elle demeure nettement moins répandue. Les données citées par Classic & Sports Car estiment que la boîte manuelle équipe environ 20 % des Porsche 928. Sur le marché de la voiture de collection, cette rareté peut créer une prime comprise entre 10 et 20 % pour un exemplaire manuel équivalent, à condition que le kilométrage, l’état et l’historique soient comparables. Cette donnée, relevée jusqu’en septembre 2026, décrit une tendance de marché et non une règle de prix applicable à chaque annonce.
La 928 GT, produite de 1989 à 1991, ne reçoit que la boîte manuelle. Son V8 de 5,0 litres atteint 330 ch et sa production est limitée à 2 078 exemplaires. Sa rareté explique l’écart avec une S4 automatique, mais elle ne rend pas automatiquement toute GT préférable. Un embrayage usé, des vibrations de transmission ou un dossier sans factures peuvent annuler rapidement l’avantage lié au badge. L’examen de l’arbre de transmission, du tube central, du pont arrière et de l’embrayage doit précéder toute négociation.
La transmission Transaxle exige également une attention aux bruits. Un ronflement qui évolue avec la vitesse, un claquement à l’accélération ou une vibration dans le plancher peuvent signaler l’usure de roulements ou de composants de l’arbre. Ces symptômes ne permettent pas, à eux seuls, de poser un diagnostic à distance. Ils justifient un contrôle sur pont, avec un essai routier assez long pour faire monter les fluides en température. Une visite limitée à quelques minutes dans un parking ne permet pas de vérifier cette partie du véhicule.
La 928 S4 constitue souvent le point d’équilibre de la gamme pour un acheteur attentif à l’usage. Son V8 5,0 litres de 320 ch, sa boîte automatique à quatre rapports ou sa boîte manuelle, et sa diffusion plus large permettent de trouver davantage d’exemplaires comparables. En octobre 2026, huit des vingt annonces de Porsche 928 recensées par L’argus concernaient des S4. Cette présence ne réduit pas l’exigence sur l’entretien, mais elle donne davantage de repères pour évaluer le prix demandé.
Une boîte automatique ne doit donc pas être écartée par principe. Sur cette Porsche 928, elle correspond au caractère de grande routière et peut offrir un ensemble cohérent si les vidanges, réglages et réparations documentées permettent d’établir un suivi régulier.
Versions Porsche 928 et cote de collection observée en 2026
La cote de collection de la Porsche 928 varie selon la version, mais aussi selon la qualité du dossier. Deux automobiles très proches en apparence peuvent être séparées par plusieurs dizaines de milliers d’euros si l’une possède ses factures de distribution, de refroidissement et de transmission, tandis que l’autre présente un historique lacunaire. Les prix d’annonce ne constituent pas les prix de vente. Ils donnent toutefois un repère utile lorsque la date du relevé et le nombre d’offres sont connus.
Le tableau ci-dessous reprend les versions principales, leurs caractéristiques et les fourchettes observées. Les budgets de marché sont des montants demandés ou constatés selon les sources citées. Ils ne remplacent ni une expertise physique ni l’examen des documents d’immatriculation, de provenance et d’entretien.
| Version Porsche 928 | Années de production | Moteur et puissance Europe | Production connue | Repère de cote 2026 |
|---|---|---|---|---|
| 928 4,5 L | 1978-1982 | V8 4,5 L, 240 ch | 17 669 exemplaires | 11 000 à 43 000 € en annonces L’argus d’octobre 2026 pour les 1978-1979 |
| 928 S | 1980-1983 | V8 4,7 L, 300 ch | 8 315 exemplaires | Peu d’annonces comparables relevées |
| 928 S2 | 1984-1986 | V8 4,7 L, 310 ch | 14 347 exemplaires | Évaluation au cas par cas selon état et historique |
| 928 S4 | 1987-1991 | V8 5,0 L, 320 ch | 15 682 exemplaires | 23 900 à 36 700 € en annonces L’argus d’octobre 2026 |
| 928 GT | 1989-1991 | V8 5,0 L, 330 ch, manuelle | 2 078 exemplaires | Rareté élevée, peu d’offres comparables |
| 928 GTS | 1992-1995 | V8 5,4 L, 350 ch | 2 831 exemplaires selon Porsche | 48 500 à 89 900 € en annonces L’argus d’octobre 2026 |
Les ventes enregistrées apportent un second repère. Stuttcars, qui compile des transactions jusqu’en septembre 2026, indique une médiane de 27 000 dollars pour une S4 et de 82 750 dollars pour une GTS sur cinq ans. La monnaie, le pays de vente, les taxes, la configuration et l’état empêchent de convertir mécaniquement ces montants en prix français. Ils montrent cependant l’écart entre une S4 courante et une GTS tardive, plus puissante et beaucoup plus rare.
La GTS est la dernière évolution du modèle. Présentée à l’automne 1991 et commercialisée de 1992 à 1995, elle reçoit un V8 de 5 397 cm³, 350 ch et 500 Nm. Le Musée Porsche indique 1 620 kg, un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes et 275 km/h en vitesse maximale. Les ailes arrière élargies permettent aussi de l’identifier. Sa production s’élève à 2 831 unités selon Porsche, tandis que certains décomptes avancent 2 904 exemplaires. Cette différence doit être signalée au lieu de présenter un chiffre unique comme incontestable.
Les annonces élevées ne doivent pas être confondues avec une garantie de valorisation. Une voiture de sport ancienne reste sensible à l’état réel, à l’originalité, au pays de première immatriculation et au coût des remises à niveau. Une comparaison avec la cote de la Porsche 944 rappelle que les Transaxle Porsche ont longtemps été moins recherchées que les 911, avec des écarts importants selon la version et le suivi. Sur une 928, le meilleur prix est celui qui laisse un budget réaliste pour les contrôles et les travaux déjà identifiés.
Contrôler une Porsche 928 de collection avant de signer
La Porsche 928 impose une méthode d’achat rigoureuse. Son âge et sa sophistication expliquent pourquoi une carrosserie propre ou un faible kilométrage affiché ne suffisent pas. La priorité doit aller aux pièces dont la défaillance peut endommager le moteur V8, immobiliser la voiture ou rendre son utilisation coûteuse. Les justificatifs datés sont plus utiles qu’une affirmation orale du vendeur. Une facture doit préciser l’intervention, la date, le kilométrage et, lorsque cela est possible, les références des pièces remplacées.
La distribution vient en premier. Classic & Sports Car recommande le remplacement de la courroie de distribution tous les quatre ans ou 60 000 miles, soit environ 96 000 km, avec galets tendeurs et pompe à eau. Certains spécialistes utilisent une échéance plus prudente de 45 000 miles, soit environ 72 000 km. Sans facture récente et détaillée, il faut intégrer cette intervention dans le budget dès l’achat. Une rupture peut provoquer la rencontre des pistons et des soupapes, avec une réparation lourde.
- Contrôlez la date, le kilométrage et le détail du dernier remplacement de courroie, galets, tendeurs et pompe à eau.
- Vérifiez à l’essai la stabilité de la température moteur et le déclenchement des ventilateurs.
- Examinez le radiateur, les durites, le thermostat et les traces de fuite ou de corrosion dans le circuit de refroidissement.
- Actionnez chaque équipement électrique, notamment les phares escamotables, vitres, sièges, climatisation, compteurs et rétroviseurs.
- Écoutez la transmission à plusieurs vitesses et contrôlez l’absence de vibrations, de claquements ou de fuites.
- Inspectez les bas de caisse, le bac de batterie, les passages de roues et les planchers, même si la caisse galvanisée résiste mieux à la corrosion.
Le refroidissement mérite une attention particulière car le V8 produit beaucoup de chaleur. Une température instable, une fuite de liquide, un ventilateur inopérant ou un radiateur colmaté constituent des signaux d’alerte. Des remplacements isolés ne sont pas forcément inquiétants sur une automobile classique. Ce qui doit alerter est l’absence de trace d’entretien sur plusieurs années, surtout si le vendeur affirme que tout fonctionne parfaitement.
L’électronique représente l’autre zone de dépenses fréquentes. Les 928 S4, GT et GTS utilisent notamment l’injection LH-Jetronic. Les calculateurs, relais, masses électriques, débitmètres d’air et éléments de l’allumage EZK vieillissent. Les défauts peuvent être intermittents et n’apparaître qu’après la montée en température. L’essai doit donc inclure les démarrages à froid et à chaud, les accessoires électriques et, si possible, un contrôle des codes ou mesures par un professionnel qui connaît le modèle.
La climatisation demande un examen distinct. Les installations d’origine utilisaient du fluide R12, désormais interdit. Une conversion vers le R134a peut avoir été réalisée, mais elle doit être documentée et correctement exécutée. Une climatisation qui ne produit plus de froid n’est pas seulement un détail de confort : selon l’origine de la panne, le compresseur, les flexibles, les joints ou les commandes peuvent nécessiter des travaux coûteux. Le même raisonnement s’applique au tableau de bord fissuré, aux sièges électriques inactifs et aux instruments défaillants.
Une 928 dont chaque commande fonctionne, dont les factures s’enchaînent sans longue interruption et dont l’essai ne fait apparaître ni surchauffe ni vibration est généralement plus cohérente qu’un exemplaire rare présenté sans dossier complet.
Carte grise, véhicule de collection et exportation Porsche
Après l’accord sur le prix, la situation administrative doit être vérifiée avant le versement final. Pour une Porsche 928 déjà immatriculée en France, l’acheteur dispose de 30 jours après l’achat pour demander le changement de titulaire, conformément aux règles d’immatriculation rappelées par le site officiel Service-Public.fr. La démarche gratuite s’effectue sur immatriculation.ants.gouv.fr, le téléservice de l’ANTS. Les prestataires privés peuvent facturer la saisie d’un dossier que l’acheteur peut déposer lui-même sur le portail officiel.
Le dossier comporte habituellement le certificat d’immatriculation barré, daté et signé, le certificat de cession, le code de cession lorsque le vendeur en a généré un, une pièce d’identité, un justificatif de domicile et une attestation d’assurance. Le contrôle technique est exigé pour un véhicule de plus de quatre ans lorsqu’il est soumis à cette obligation, avec un procès-verbal de moins de six mois au moment de la demande. En cas de contre-visite, le délai accepté est de deux mois. L’absence d’un document bloque la demande, même si le véhicule est payé et assuré.
Une Porsche 928 peut obtenir une carte grise de collection si elle a au moins trente ans, n’est plus produite et conserve ses caractéristiques techniques principales. Ces conditions résultent de l’article R311-1 du Code de la route. L’attestation de la Fédération française des véhicules d’époque, dite FFVE, est souvent demandée pour justifier le caractère de collection lorsqu’il ne figure pas déjà sur le certificat d’immatriculation. Les frais de cette attestation sont fixés par la FFVE et doivent être vérifiés sur son tarif en vigueur avant le dépôt du dossier, car ils peuvent être révisés.
Le coût du certificat d’immatriculation ne dépend pas uniquement de la puissance fiscale. Pour un véhicule de collection âgé de plus de dix ans, la taxe régionale est divisée par deux, conformément à l’article 1599 sexdecies du Code général des impôts. Le prix du cheval fiscal reste fixé par chaque région. Il faut donc contrôler le tarif régional appliqué au jour de la demande sur le site de la collectivité ou dans le téléservice ANTS. Le montant final ajoute les taxes fixes, dont la redevance d’acheminement, qui évoluent selon les dispositions fiscales applicables.
L’exportation Porsche vers un autre pays demande des vérifications supplémentaires. Pour une vente dans l’Union européenne, le certificat d’immatriculation, le certificat de cession et un document attestant la situation administrative du véhicule sont habituellement demandés. Le pays de destination fixe ensuite ses propres règles d’immatriculation, de contrôle technique, de taxe et parfois de conformité. Pour un pays hors Union européenne, les formalités douanières et le régime fiscal peuvent s’ajouter. Aucun article général ne peut déterminer à l’avance les droits dus sur un dossier individuel : le service des douanes et l’administration du pays d’arrivée doivent être consultés avant le transport.
La carte grise de collection facilite la conservation administrative d’une automobile classique, mais elle ne remplace ni une vérification mécanique ni le contrôle de la provenance. Avant de remettre les fonds, vérifiez que le numéro de série relevé sur la voiture correspond exactement aux documents et que la déclaration de cession a bien été enregistrée par le vendeur.
Préserver la valeur d’une Porsche 928 automobile classique
La cote de collection ne se protège pas seulement dans un garage. Elle repose sur la continuité du suivi. Une Porsche 928 immobilisée trop longtemps peut accumuler des défauts de joints, de carburant, de batterie, de relais et de climatisation. Une utilisation régulière, raisonnable et documentée permet au contraire de détecter les anomalies avant qu’elles ne deviennent des travaux plus lourds. Les kilométrages doivent rester cohérents avec les rapports de contrôle technique, les factures et les éléments d’usure visibles.
La conservation de l’origine compte également. Les jantes, les selleries, les équipements électriques et les teintes conformes à la configuration de sortie d’usine sont souvent mieux accueillis sur le marché qu’une accumulation de modifications. Cela ne signifie pas qu’une amélioration de sécurité ou de fiabilité soit systématiquement défavorable. Une modification doit être réversible, correctement facturée et ne pas créer de difficulté lors du contrôle technique ou de l’immatriculation. Toute transformation substantielle peut soulever une question de conformité qui dépasse le simple sujet de la valeur de revente.
Les documents de provenance ont une utilité immédiate. Le carnet d’entretien, les factures de distribution, les justificatifs de travaux sur la boîte automatique, les rapports de contrôle technique, les anciens certificats d’immatriculation et les notices constituent un dossier qui facilite l’évaluation. Un véhicule annoncé avec « historique connu » mais dépourvu de pièces datées doit être évalué comme un véhicule à historique incomplet. Sur une automobile classique complexe, cette nuance pèse directement sur le prix acceptable.
La Porsche 928 bénéficie d’un intérêt renouvelé, notamment parce qu’elle représente une interprétation singulière de la voiture de sport de luxe des années 1980 et 1990. Sa silhouette, ses phares escamotables et son V8 atmosphérique attirent des acheteurs qui ne recherchent pas une 911. Ce regain ne transforme pas tous les exemplaires en placement financier. Les annonces élevées de GT et de GTS reflètent leur rareté, mais les coûts d’entretien, les assurances, le stockage et les réparations doivent être intégrés avant toute décision.
Le cas de la 928 de 1979 utilisée dans le film Risky Business reste exceptionnel. Cette voiture a atteint 1,98 million de dollars lors d’une vente Barrett-Jackson à Houston en septembre 2021. Ce résultat correspond à une provenance cinématographique précise, à une vente aux enchères médiatisée et à l’intérêt des collectionneurs pour un objet culturel. Il ne constitue pas une référence pour une 928 de série. Les comparaisons utiles se font entre véhicules de même version, même état, même configuration et même qualité de dossier.
Pour un achat ou une revente, la hiérarchie est claire : l’état mécanique vérifiable, la distribution récente, le refroidissement entretenu et les équipements opérationnels passent avant la couleur, l’option rare ou la promesse d’une future hausse. Une Porsche 928 suivie avec méthode conserve plus facilement sa place sur le marché qu’un exemplaire prestigieux dont les travaux ont été reportés.
Quelle Porsche 928 choisir avec un budget maîtrisé ?
La 928 S4 offre un repère fréquent sur le marché grâce à sa production de 15 682 exemplaires, son V8 de 5,0 litres de 320 ch et une disponibilité plus large. En octobre 2026, L’argus relevait des annonces entre 23 900 et 36 700 euros. L’historique d’entretien reste plus déterminant que la version inscrite sur le capot.
La boîte automatique de la Porsche 928 est-elle à éviter ?
Non. La boîte automatique correspond au positionnement de grande routière de la 928. Elle doit toutefois être essayée à froid et à chaud, sans à-coups, retards excessifs ni fuites. Les versions manuelles sont plus rares et peuvent recevoir une prime de marché, mais elles ne dispensent pas de contrôler embrayage et transmission Transaxle.
À quelle fréquence remplacer la courroie de distribution d’une Porsche 928 ?
Classic & Sports Car recommande un remplacement tous les quatre ans ou 60 000 miles, environ 96 000 km, avec les galets tendeurs et la pompe à eau. Certains spécialistes retiennent 45 000 miles, environ 72 000 km. Sans facture récente, ce poste doit être prévu avant une utilisation régulière.
Une Porsche 928 peut-elle recevoir une carte grise de collection ?
Oui, si elle a au moins trente ans, n’est plus produite et a conservé ses caractéristiques techniques principales, selon l’article R311-1 du Code de la route. La demande de changement de titulaire se dépose gratuitement sur immatriculation.ants.gouv.fr. Une attestation FFVE peut être nécessaire selon la situation du dossier.