Le permis de conduire comporte 12 points hors période probatoire et 6 points au moment de sa délivrance aux nouveaux conducteurs. Une infraction au code de la route peut retirer de 1 à 6 points, avec un plafond de 8 points lorsque plusieurs manquements sont relevés simultanément. Le retrait ne prend pas effet au moment du contrôle, mais à la date du paiement de l’amende forfaitaire, de l’émission du titre exécutoire de l’amende majorée ou de la décision judiciaire définitive.
- Le barème des retraits va de 1 point pour certains petits excès de vitesse à 6 points pour l’alcool, les stupéfiants ou un très grand excès de vitesse.
- Un stage de récupération permet de regagner jusqu’à 4 points en deux jours, une fois par période de 12 mois.
- Sans nouvelle infraction, les délais de récupération de points sont de 6 mois, 2 ans, 3 ans ou 10 ans selon la situation.
- Un solde nul entraîne l’invalidation administrative du permis, signalée par la lettre 48SI.
- Le service officiel gratuit Mes points permis permet de vérifier son solde et de télécharger le relevé intégral d’information.
Points du permis de conduire : comprendre le capital initial et le retrait effectif
Le permis à points existe en France depuis 1992. Le principe est simple : le conducteur dispose d’un capital qui diminue lorsqu’une infraction entraînant un retrait de points est définitivement établie. Un permis définitif compte 12 points. Un permis probatoire commence, lui, avec 6 points, quelle que soit la catégorie obtenue.
La période probatoire dure normalement trois ans. Elle est ramenée à deux ans après un apprentissage anticipé de la conduite, souvent appelé conduite accompagnée. Chaque année sans perte de points permet une augmentation progressive du capital. Le mécanisme ne fonctionne pas si une infraction retire des points durant la période concernée.
| Situation du permis | Obtention | Après 1 an sans infraction | Après 2 ans sans infraction | Après 3 ans sans infraction |
|---|---|---|---|---|
| Permis probatoire classique | 6 points | 8 points | 10 points | 12 points |
| Permis après conduite accompagnée | 6 points | 9 points | 12 points | 12 points |
Le retrait n’est pas immédiat après un flash radar, une verbalisation ou la réception d’un avis de contravention. Il intervient lorsque la réalité de l’infraction est juridiquement établie. Le paiement de l’amende forfaitaire vaut reconnaissance de l’infraction et déclenche la procédure de retrait. Une amende contestée ne retire donc pas de point tant qu’une décision définitive n’est pas intervenue.
Cette distinction compte particulièrement pour les délais de récupération. Une personne contrôlée le 10 avril mais qui paie le 2 mai voit le délai démarrer le 2 mai. Un paiement tardif, suivi d’une majoration, décale également la date à partir de laquelle l’administration calcule la restitution automatique des points.
Le Code de la route prévoit un plafond de retrait lorsque plusieurs infractions sont commises lors d’un même contrôle. Le total ne peut pas dépasser 8 points, sauf dans certaines situations liées à des délits distincts. Ce plafond ne signifie pas que les sanctions financières, judiciaires ou administratives sont elles-mêmes limitées : suspension, immobilisation du véhicule et poursuites pénales peuvent s’ajouter.
Un jeune conducteur qui perd 3 points ou davantage reçoit une lettre recommandée référencée 48N. Il doit suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans les quatre mois suivant la réception de cette lettre. Le stage est obligatoire, mais il permet aussi de récupérer des points dans la limite du plafond applicable à son permis probatoire.
La lettre 48M signale un solde faible, généralement lorsque le capital atteint ou passe sous le seuil de 6 points. Elle n’entraîne pas d’obligation de stage, mais elle doit être prise au sérieux. Attendre la prochaine infraction pour vérifier son dossier est une mauvaise méthode, car le retrait peut être enregistré plusieurs semaines après le paiement.
Pour préparer l’examen ou reprendre les règles de circulation à la base, la page consacrée au code de la route et à l’examen théorique aide à réviser les priorités, la signalisation et les comportements sanctionnés. La connaissance du barème ne dispense jamais de respecter la règle qui évite le retrait.

Barème des retraits de points : vitesse, téléphone, priorités et équipements
Le barème des retraits dépend de la gravité de l’infraction. Les sanctions les plus courantes concernent la vitesse, l’usage du téléphone, le non-port de la ceinture et le non-respect des priorités. Le montant de l’amende et le nombre de points ne se confondent pas : une même contravention peut cumuler une amende forfaitaire, un retrait de points et, dans certains cas, une suspension du permis.
Un excès de vitesse inférieur à 20 km/h entraîne un retrait d’un point lorsque le dépassement retenu atteint au moins 5 km/h. Entre 20 et moins de 30 km/h, le retrait est de 2 points. Il passe à 3 points entre 30 et moins de 40 km/h, puis à 4 points entre 40 et moins de 50 km/h. À partir de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, le retrait atteint 6 points et l’infraction est un délit.
| Infraction principale | Points retirés | Sanction financière de référence |
|---|---|---|
| Excès de vitesse de 20 à moins de 30 km/h | 2 points | Amende forfaitaire de 135 euros, barème en vigueur en 2026 |
| Usage d’un téléphone tenu en main | 3 points | Amende forfaitaire de 135 euros, Code de la route |
| Non-port de la ceinture par le conducteur | 3 points | Amende forfaitaire de 135 euros, barème 2026 |
| Feu rouge, stop ou cédez-le-passage non respecté | 4 points | Amende forfaitaire de 135 euros, barème 2026 |
| Excès de vitesse d’au moins 50 km/h | 6 points | Jusqu’à 1 500 euros pour une première infraction, Code de la route |
Le téléphone tenu en main est sanctionné par 3 points et une amende forfaitaire de 135 euros en 2026. Le port d’une oreillette, d’un casque audio ou d’un écouteur est traité de la même manière, sauf dispositifs autorisés. La difficulté ne tient pas seulement à l’appel : lire un message au feu rouge, manipuler un écran ou consulter une notification détourne l’attention et expose à la verbalisation.
Le conducteur non attaché perd également 3 points. La ceinture est obligatoire à l’avant comme à l’arrière lorsque le siège en est équipé. L’obligation s’applique en ville, sur route et sur autoroute. Les passagers majeurs non attachés sont responsables de leur propre amende, tandis que le conducteur reste responsable des mineurs transportés.
Le feu rouge franchi, le stop non marqué et le refus de priorité entraînent chacun 4 points. Le refus de priorité à un piéton régulièrement engagé ou manifestant clairement son intention de traverser entraîne 6 points. Cette différence traduit la protection renforcée accordée aux usagers les plus exposés sur la chaussée.
Le chevauchement d’une ligne continue coûte un point. Son franchissement en retire 3. Un dépassement dangereux est également sanctionné par 3 points. Ces distinctions sont parfois ignorées, alors qu’elles peuvent faire basculer rapidement le solde d’un permis probatoire.
Le barème publié et vérifié par Service-Public.fr détaille les infractions et les retraits applicables. Le texte de référence reste le Code de la route, notamment ses dispositions relatives aux contraventions, aux délits et au permis à points.
La plupart des pertes de points courantes proviennent de comportements répétés plutôt que d’un seul incident grave. Une vitesse légèrement excessive, un téléphone utilisé dans un embouteillage et une priorité mal appréciée peuvent suffire à réduire un capital déjà fragilisé.
Infractions à 6 points : alcool, stupéfiants et délits de conduite
Les infractions les plus graves emportent généralement un retrait de 6 points. Elles peuvent aussi déclencher une suspension administrative décidée par le préfet, une suspension judiciaire, une immobilisation du véhicule ou une peine prononcée par le tribunal. Le retrait de points ne représente donc qu’une partie des sanctions encourues.
La conduite avec une alcoolémie comprise entre 0,5 g et moins de 0,8 g par litre de sang est une contravention de quatrième classe. Elle retire 6 points. Pour un conducteur en période probatoire, en conduite accompagnée, encadrée ou supervisée, la limite est fixée à 0,2 g par litre de sang. Ce seuil est si faible qu’un seul verre peut suffire à le dépasser selon la personne, la boisson et le délai écoulé.
À partir de 0,8 g d’alcool par litre de sang, la conduite devient un délit. L’état d’ivresse manifeste est également un délit, même lorsqu’un taux précis n’est pas retenu. Dans les deux cas, le retrait est de 6 points. Le refus de se soumettre à une vérification d’alcoolémie est lui aussi un délit sanctionné par 6 points.
La conduite après usage de stupéfiants entraîne 6 points. Lorsque l’usage de stupéfiants est associé à l’alcool, le retrait peut atteindre 9 points, car les règles de plafonnement diffèrent lorsque plusieurs délits sont constatés. Une analyse de dépistage positive, même si le conducteur affirme ne plus ressentir d’effet, peut conduire aux poursuites prévues par la loi.
Le retrait de points est applicable lorsque la réalité de l’infraction est établie par le paiement d’une amende forfaitaire, l’émission d’un titre exécutoire d’amende forfaitaire majorée, une composition pénale ou une condamnation définitive. Article L223-1 du Code de la route.
Le délit de fuite, le refus d’obtempérer et certains comportements mettant directement autrui en danger retirent aussi 6 points. Un conducteur qui refuse de s’arrêter malgré les injonctions des forces de l’ordre ne s’expose pas seulement à une perte de points : les peines pénales peuvent inclure amende, emprisonnement, suspension et confiscation du véhicule selon les circonstances.
La vitesse excessive d’au moins 50 km/h au-dessus de la limite autorisée figure dans cette même catégorie de retrait. Pour une première commission, l’amende peut atteindre 1 500 euros. En cas de récidive, le comportement est traité plus sévèrement. La mesure de la vitesse retenue, après déduction de la marge technique, est celle qui compte pour la qualification de l’infraction.
Les règles sur l’alcool et les produits stupéfiants ne permettent aucune interprétation individuelle dans un article général. En cas de procédure, de suspension ou de résultat de dépistage contesté, le dossier doit être examiné avec les documents de notification, les procès-verbaux et les délais de recours. Un avocat ou le greffe de la juridiction compétente peut préciser les voies ouvertes dans une situation réelle.
La prévention reste plus utile qu’un recours tardif. Prévoir un conducteur désigné, utiliser un taxi, les transports collectifs ou attendre avant de reprendre le volant évite des conséquences qui dépassent largement les 6 points retirés.
Récupération de points automatique : délais, conditions et date de départ
La récupération de points peut intervenir automatiquement, sans formulaire, sans stage et sans déplacement. Elle suppose de ne commettre aucune nouvelle infraction entraînant un retrait de points pendant le délai applicable. L’administration recrédite alors le capital dans le fichier national du permis de conduire.
Un point perdu pour une infraction légère peut être récupéré après 6 mois sans nouvelle infraction. Ce délai concerne notamment certaines contraventions des trois premières classes. Pour les autres situations, la durée dépend de la classe de la contravention et de la nature des faits.
| Situation ayant entraîné la perte | Délai sans nouvelle infraction | Effet sur le solde |
|---|---|---|
| Perte d’un point pour une contravention des trois premières classes | 6 mois | Le point retiré est restitué |
| Contravention des trois premières classes avec plusieurs points retirés | 2 ans | Récupération du capital antérieur dans la limite de 12 points |
| Contravention de quatrième ou cinquième classe | 3 ans | Récupération du capital antérieur dans la limite de 12 points |
| Perte de points non récupérée par les mécanismes précédents | 10 ans, sous conditions | Restitution possible si le permis n’a pas été invalidé |
Le délai ne commence pas le jour du contrôle. Il démarre à la date où l’infraction devient définitive. Le paiement de l’amende forfaitaire est le cas le plus fréquent. Pour une décision de justice, il faut attendre que celle-ci ne puisse plus être contestée dans les délais ordinaires de recours.
Une nouvelle infraction, même mineure, interrompt le mécanisme de récupération totale à deux ou trois ans. C’est pourquoi un dépassement limité, qui paraît sans conséquence immédiate, peut prolonger pendant plusieurs années l’attente des points perdus lors d’un feu rouge ou d’un téléphone tenu en main.
Le délai de dix ans est souvent mal compris. Il ne s’agit pas d’un droit automatique à retrouver 12 points dix ans après n’importe quelle perte. Cette restitution est encadrée et ne joue pas si le permis a été invalidé entre-temps. Le relevé intégral d’information permet de voir les dates précises retenues par l’administration.
La consultation du solde s’effectue gratuitement sur Mes points permis, le téléservice du ministère de l’Intérieur accessible avec FranceConnect. Le résultat est disponible immédiatement. Le site permet aussi de télécharger le relevé intégral, qui indique les retraits, les dates d’enregistrement, les stages et les récupérations déjà accordées.
Une demande par courrier reste possible auprès du service compétent du lieu de résidence, avec les justificatifs demandés. Les préfectures n’assurent plus toutes un accueil physique pour ce type de dossier. Le téléservice officiel évite donc un déplacement inutile et ne facture aucun frais de consultation.
Consulter le relevé avant de choisir un stage évite de payer une formation trop tôt ou au mauvais moment. La date du dernier stage, le solde réellement enregistré et les infractions en cours de traitement déterminent l’intérêt de cette démarche.
Stage de récupération et invalidation du permis : agir avant le solde zéro
Le stage de récupération de points est un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Il dure deux jours consécutifs, soit 14 heures de formation. Il ne s’agit ni d’un examen ni d’un cours de conduite pratique. La présence sur les deux journées est nécessaire pour obtenir l’attestation et déclencher le crédit de points.
Un stage volontaire permet de récupérer jusqu’à 4 points. Le crédit intervient en principe dès le lendemain de la dernière journée, sous réserve que le dossier soit correctement enregistré. Le plafond reste fixé à 12 points pour un permis définitif. Un conducteur qui possède 10 points ne peut donc en récupérer que 2.
Le prix n’est pas réglementé nationalement. Les centres agréés facturent habituellement entre 150 et 280 euros en 2026, selon la région, le calendrier et l’organisateur. L’agrément du centre doit être vérifié avant l’inscription. Un tarif très bas ne dispense pas de contrôler que la session est bien déclarée et que le numéro d’agrément est affiché.
- Connectez-vous à Mes points permis avec FranceConnect pour vérifier le solde réellement enregistré.
- Contrôlez la date de votre précédent stage, car un délai de 12 mois et un jour doit séparer deux stages volontaires.
- Choisissez un centre agréé et conservez la confirmation d’inscription, le prix payé et l’attestation remise après la formation.
- Vérifiez le lendemain du stage que le crédit apparaît sur votre relevé intégral d’information.
- Gardez une marge de sécurité avant toute nouvelle infraction, car le stage ne supprime ni les amendes ni les sanctions judiciaires.
Un seul stage volontaire peut être suivi par période de 12 mois. Le calendrier se calcule de date à date. Faire une seconde formation avant l’expiration de cette période ne donne pas droit à quatre points supplémentaires, même si le centre accepte l’inscription à une session de sensibilisation.
En période probatoire, une perte de 3 points ou davantage impose le stage après réception de la lettre 48N. Le jeune conducteur peut demander le remboursement du montant de l’amende forfaitaire, sous conditions et selon la procédure indiquée dans la notification. Le coût du stage reste initialement à sa charge.
Lorsque le solde atteint zéro, le ministère adresse une lettre 48SI. Le permis est invalidé pour solde de points nul. Le titulaire doit remettre son titre dans les 10 jours suivant la notification. Continuer à conduire après l’invalidation constitue une infraction grave, distincte de celles qui ont vidé le capital.
La période d’interdiction de solliciter un nouveau permis est de six mois. Elle passe à un an en cas de nouvelle invalidation dans les cinq ans. Avant de reprendre les épreuves, un contrôle médical et un examen psychotechnique sont requis. Leur coût varie généralement de 100 à 250 euros en 2026, selon les professionnels et les territoires.
Si l’ancien permis était détenu depuis moins de trois ans ou si l’invalidation dure plus d’un an, les épreuves théorique et pratique doivent être repassées. Dans les autres cas, le code peut suffire si sa validité le permet. Le coût global d’une reprise complète, incluant examens, démarches et heures de conduite, se situe souvent entre 800 et 2 500 euros en 2026.
Un stage à 200 euros peut paraître coûteux, mais il doit être comparé au coût d’une invalidation et à l’impossibilité de conduire pendant au moins six mois. La décision doit toutefois s’appuyer sur le relevé intégral, pas sur une estimation ou sur le souvenir d’anciennes contraventions.
Les points sont-ils retirés dès la verbalisation ?
Non. Le retrait intervient lorsque l’infraction est établie de manière définitive, le plus souvent après le paiement de l’amende forfaitaire, l’amende majorée ou une décision judiciaire définitive.
Combien de points peut-on perdre en une seule fois ?
Le plafond est normalement de 8 points lorsque plusieurs infractions sont commises simultanément. Certains cumuls de délits peuvent obéir à des règles particulières.
Un stage remet-il automatiquement le permis à 12 points ?
Non. Le stage ajoute au maximum 4 points au solde existant, sans dépasser 12 points pour un permis définitif ou le plafond applicable durant la période probatoire.
Où consulter gratuitement son nombre de points ?
Le téléservice officiel Mes points permis, accessible avec FranceConnect, permet de consulter gratuitement le solde et de télécharger le relevé intégral d’information.
Peut-on faire plusieurs stages de récupération dans l’année ?
Non. Deux stages volontaires ouvrant droit à récupération de points doivent être espacés d’au moins 12 mois et un jour.