Un contrôle de vitesse peut entraîner une amende de 68 € ou de 135 €, un retrait allant de 0 à 6 points et, pour les dépassements les plus élevés, une rétention immédiate puis une suspension du permis de conduire. Le barème dépend de la vitesse retenue, et non de la vitesse affichée par le compteur.
- Un dépassement inférieur à 5 km/h ne retire plus de point depuis le 1er janvier 2024, mais l’amende reste due.
- Entre 5 et 20 km/h, l’amende est de 68 € lorsque la limitation dépasse 50 km/h, contre 135 € sur une voie limitée à 50 km/h ou moins.
- À partir de 30 km/h au-dessus de la limite, une suspension administrative du permis devient possible.
- Depuis le 29 décembre 2025, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h est un délit dès la première commission.
- Le paiement de l’amende établit l’infraction et déclenche ensuite la procédure de retrait de points.
Excès de vitesse : comment la vitesse retenue détermine les sanctions routières
Un excès de vitesse correspond à un dépassement de la limitation applicable au lieu et au moment du contrôle. La règle ne se calcule donc pas seulement selon le type de route. Une limitation temporaire de chantier, une zone à 30 km/h, une pluie sur autoroute ou les plafonds propres au permis probatoire peuvent modifier le seuil à respecter.
Le contrôle de vitesse ne retient pas directement la mesure brute enregistrée par l’appareil. Une marge technique est déduite afin de tenir compte des incertitudes de mesure. Pour une vitesse mesurée jusqu’à 100 km/h, la déduction est de 5 km/h. Au-delà de 100 km/h, elle représente 5 % de la vitesse mesurée, selon les règles appliquées aux appareils homologués.
Une vitesse relevée à 96 km/h sur une route limitée à 90 km/h donne ainsi une vitesse retenue de 91 km/h. Le dépassement est alors de 1 km/h. Sur une autoroute limitée à 130 km/h, une mesure de 155 km/h conduit à une vitesse retenue d’environ 147 km/h après abattement de 5 %, soit un dépassement de 17 km/h.
Cette distinction explique certains avis qui paraissent surprenants au premier regard. Le radar automatique indique généralement la vitesse mesurée, la vitesse retenue et la limitation en vigueur. C’est la vitesse retenue qui fixe le palier du barème des amendes et du retrait de points. Le chiffre à vérifier n’est donc pas celui dont le véhicule a fait l’objet lors du flash, mais celui imprimé dans la rubrique réglementaire de l’avis.
Les limitations de vitesse qui servent de référence au contrôle
Les plafonds généraux prévus par le code de la route restent applicables lorsqu’aucune signalisation particulière ne les remplace. En 2026, une automobile est limitée à 130 km/h sur autoroute par temps sec, à 110 km/h sur route à chaussées séparées, à 80 km/h sur de nombreuses routes à double sens sans séparateur central, et à 50 km/h en agglomération. Certaines collectivités ont relevé à 90 km/h des tronçons départementaux, tandis que d’autres ont multiplié les zones à 30 km/h.
Par pluie ou lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres, les plafonds changent. L’autoroute descend à 110 km/h et une route à chaussées séparées à 100 km/h. Ces règles sont prévues par l’article R413-2 du code de la route. Elles s’appliquent même si le panneau rencontré plus tôt indiquait la vitesse maximale habituelle.
| Type de voie | Vitesse maximale par temps sec | Vitesse maximale par pluie ou visibilité réduite | Source applicable en 2026 |
|---|---|---|---|
| Autoroute | 130 km/h | 110 km/h | Article R413-2 du code de la route |
| Route à chaussées séparées | 110 km/h | 100 km/h | Article R413-2 du code de la route |
| Route à double sens sans séparateur | 80 km/h, sauf décision locale | 80 km/h | Article R413-2 du code de la route |
| Agglomération | 50 km/h, sauf signalisation locale | 50 km/h | Article R413-3 du code de la route |
Les titulaires d’un permis probatoire doivent appliquer des limites plus basses, y compris lorsque la chaussée est sèche. Le plafond est de 110 km/h sur autoroute, de 100 km/h sur route à chaussées séparées et de 80 km/h sur les autres routes. Un jeune conducteur contrôlé à 125 km/h sur autoroute limitée à 130 km/h peut donc être en infraction, car la limite qui lui est propre reste fixée à 110 km/h.
Les véhicules lourds, les transports collectifs et certains ensembles attelés obéissent également à des plafonds particuliers. Une sanction se juge toujours à partir de la vitesse autorisée pour le conducteur et le véhicule concernés. La signalisation temporaire prime sur la règle générale, notamment dans les zones de travaux où la vitesse excessive expose aussi les agents intervenant sur la chaussée.
La Sécurité routière rappelle que la vitesse intervient dans une part importante des accidents mortels. La règle administrative reste pourtant très concrète : une différence de quelques kilomètres par heure après abattement technique peut faire passer d’une amende sans point à une contravention avec retrait, ou d’une contravention à un délit.

Barème des amendes 2026 : montant et retrait de points selon le dépassement
Le barème des amendes distingue les petits excès selon que la limitation de vitesse est supérieure à 50 km/h ou égale à 50 km/h et moins. La différence ne concerne pas uniquement la ville au sens courant. Une route située hors agglomération mais limitée à 50 km/h relève du montant de 135 €, tandis qu’une voie limitée à 70 km/h relève du montant de 68 € pour un dépassement inférieur à 20 km/h.
Les montants ci-dessous sont ceux de l’amende forfaitaire applicables en 2026, conformément aux articles R413-14 et suivants du code de la route ainsi qu’aux règles de la procédure d’amende forfaitaire. L’amende minorée est accordée lorsque le règlement intervient dans le délai indiqué sur l’avis. Pour un avis reçu par courrier, ce délai est habituellement de 15 jours, porté à 30 jours lors d’un télépaiement.
| Dépassement retenu | Amende forfaitaire 2026 | Amende minorée 2026 | Amende majorée 2026 | Retrait de points |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 5 km/h, limitation supérieure à 50 km/h | 68 € | 45 € | 180 € | 0 point |
| Moins de 5 km/h, limitation égale ou inférieure à 50 km/h | 135 € | 90 € | 375 € | 0 point |
| De 5 à moins de 20 km/h, limitation supérieure à 50 km/h | 68 € | 45 € | 180 € | 1 point |
| De 5 à moins de 20 km/h, limitation égale ou inférieure à 50 km/h | 135 € | 90 € | 375 € | 1 point |
| De 20 à moins de 30 km/h | 135 € | 90 € | 375 € | 2 points |
| De 30 à moins de 40 km/h | 135 € | 90 € | 375 € | 3 points |
| De 40 à moins de 50 km/h | 135 € | 90 € | 375 € | 4 points |
| 50 km/h ou plus | Jusqu’à 3 750 € | Sans objet | Sans objet | 6 points |
Depuis le 1er janvier 2024, un dépassement inférieur à 5 km/h n’entraîne plus de retrait de points. Cette suppression ne dispense pas du paiement. Sur une voie limitée à 90 km/h, une vitesse retenue de 94 km/h entraîne encore une amende de 68 €, même si le permis de conduire conserve son capital de points intact.
Entre 5 et 20 km/h au-dessus du plafond, le retrait est fixé à un point. Le montant passe de 68 € à 135 € lorsque la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h ou moins. Cette variation vise particulièrement les espaces où les piétons, cyclistes et autres usagers vulnérables sont nombreux. Le barème ne prévoit pas une simple appréciation au cas par cas : le seuil de la limitation est déterminant.
Les paliers de 20 à 50 km/h au-dessus de la limite
Un dépassement compris entre 20 et 29 km/h entraîne une contravention de quatrième classe, une amende forfaitaire de 135 € et la perte de deux points. Le montant ne change plus par rapport au palier urbain précédent, mais l’incidence sur le solde devient plus sensible, surtout lorsque plusieurs infractions au code de la route ont été commises dans les mois précédents.
Entre 30 et 39 km/h, trois points sont retirés. Une suspension du permis peut être décidée par l’autorité administrative ou judiciaire, dans les conditions prévues par l’article L224-2 du code de la route. La durée peut atteindre trois ans selon la décision prise. Une telle mesure n’est pas automatique dans chaque dossier, mais elle appartient aux sanctions routières prévues à ce niveau.
Entre 40 et 49 km/h, l’amende forfaitaire reste de 135 €, mais le retrait atteint quatre points. Lorsqu’un agent procède au contrôle au bord de la route, le permis peut être retenu immédiatement. La préfecture dispose ensuite, en principe, de 72 heures pour prendre une décision de suspension administrative. L’immobilisation du véhicule peut également être décidée selon les circonstances du contrôle.
Le détail du solde, des délais d’enregistrement et des plafonds applicables à plusieurs infractions peut être consulté dans ce guide sur les retraits de points du permis. Le plafond général est de huit points lorsqu’un même fait donne lieu à plusieurs retraits simultanés, sauf cas où l’une des infractions constitue un délit entraînant six points.
La différence entre une vitesse mesurée et une vitesse retenue doit être vérifiée avant toute lecture du tableau. C’est cette vérification qui permet de situer correctement la sanction, sans confondre la vitesse figurant sur le relevé technique et celle qui sert réellement à l’amende.
Grand excès de vitesse : délit, suspension et confiscation du véhicule
Depuis le 29 décembre 2025, le dépassement d’au moins 50 km/h de la vitesse maximale autorisée est un délit dès la première infraction. Cette évolution résulte de la loi du 9 juillet 2025 créant l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière. Avant cette date, le premier grand excès relevait d’une contravention de cinquième classe, sauf récidive. Le régime applicable a donc changé de nature.
Le dossier ne se règle plus par le paiement d’une amende forfaitaire. La personne poursuivie peut être convoquée devant le tribunal correctionnel. La peine encourue est une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 €, un emprisonnement pouvant atteindre trois mois et un retrait de six points. Le juge peut aussi prononcer une suspension, voire une annulation du permis, selon les éléments du dossier.
La confiscation du véhicule peut être ordonnée lorsque le véhicule appartient à l’auteur de l’infraction. Une immobilisation et une mise en fourrière sont également possibles au moment du contrôle. Ces mesures ne sont pas décidées par un radar automatique isolé de la même manière qu’au cours d’une interception, mais un avis de poursuite peut ensuite être adressé au titulaire du certificat d’immatriculation.
Rétention immédiate et suspension administrative après un contrôle
En cas de contrôle par les forces de l’ordre, une rétention immédiate du permis peut intervenir lorsqu’un dépassement d’au moins 40 km/h est constaté. Le document est alors retenu pour une durée maximale de 72 heures. Cette mesure n’est pas encore la suspension elle-même : elle permet à l’autorité préfectorale d’examiner le procès-verbal et de décider, ou non, d’une suspension administrative.
La suspension administrative intervient avant l’éventuelle décision du tribunal. Elle interdit temporairement de conduire les véhicules pour lesquels le permis est nécessaire. Conduire malgré une suspension est une infraction distincte, beaucoup plus grave que l’excès initial. La notification doit être lue avec attention, car elle précise la durée, le point de départ de l’interdiction et les modalités de remise du titre.
Une suspension judiciaire peut ensuite être prononcée dans le cadre de la procédure pénale. Elle peut tenir compte de la situation de conduite, d’antécédents, d’autres manquements relevés lors du contrôle ou d’un état alcoolique. La consommation d’alcool ou de stupéfiants relève d’un régime autonome : conduire après usage de stupéfiants entraîne six points retirés, et neuf points lorsque l’usage de stupéfiants est cumulé avec l’alcool, selon la fiche Service-Public vérifiée le 27 février 2026.
Le titulaire du permis ne doit pas assimiler une suspension à une invalidation pour solde de points nul. La suspension est une interdiction temporaire décidée par le préfet ou le juge. L’invalidation intervient lorsque le capital atteint zéro. Les démarches, voies de recours et conditions de restitution ne sont pas les mêmes. Les règles générales sont détaillées sur cette page consacrée au permis suspendu et aux recours possibles.
Permis probatoire et obligation de stage
Le permis probatoire commence avec six points. Un retrait de trois points pour un excès situé entre 30 et 39 km/h représente donc la moitié du capital initial. Lorsqu’une seule infraction retire au moins trois points, le conducteur en période probatoire reçoit une lettre recommandée 48N lui imposant un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Le stage obligatoire dure deux jours. Il permet en principe de récupérer jusqu’à quatre points, dans la limite du plafond applicable au permis probatoire, mais il ne supprime pas l’amende ni une suspension éventuelle. Le délai et les conditions de réalisation figurent dans le courrier reçu. Un stage volontaire peut aussi être suivi par un conducteur hors période probatoire, dans la limite d’un stage récupérateur par an.
Le grand excès de vitesse ne doit pas être traité comme une amende de stationnement oubliée. Dès lors qu’une rétention, une convocation ou une suspension est notifiée, les pièces de procédure doivent être conservées dans leur état d’origine et les délais inscrits sur les documents doivent être respectés.
Radar automatique et avis de contravention : payer, désigner ou contester dans les délais
Après un radar automatique, l’avis de contravention est envoyé au titulaire du certificat d’immatriculation à l’adresse enregistrée dans le système d’immatriculation des véhicules. Il indique habituellement la date, le lieu du contrôle, la limitation applicable, la vitesse mesurée, la vitesse retenue et le montant demandé. Un changement d’adresse non déclaré peut entraîner une difficulté de réception, puis une majoration.
Le délai de réception varie selon le traitement de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions, l’ANTAI, et les conditions d’acheminement postal. Il n’existe pas de délai légal fixe de quelques jours. L’avis reçu fixe en revanche les délais à respecter pour payer, contester ou désigner le conducteur, et ce sont ces dates qui comptent.
Pour une contravention forfaitaire, le paiement sous 15 jours permet généralement de bénéficier du tarif minoré. Un paiement réalisé par voie dématérialisée ouvre généralement un délai de 30 jours pour cette minoration. Après le délai ordinaire de paiement, qui est en principe de 45 jours, l’amende est majorée. Une contravention de quatrième classe passe alors de 135 € à 375 €.
Les démarches à effectuer dans l’ordre après réception de l’avis
Le paiement vaut reconnaissance de l’infraction. Il est donc inutile de régler un avis avant d’avoir décidé si une contestation est justifiée. La contestation se fait selon les modalités de l’ANTAI, au moyen du site officiel antai.gouv.fr ou du formulaire joint à l’avis. Ce téléservice public est la voie normale et ne facture pas de frais de dossier.
- Vérifiez l’immatriculation, la date, le lieu, la limitation, la vitesse retenue et la catégorie de véhicule indiquée sur l’avis.
- Comparez le dépassement retenu avec le barème des amendes afin d’identifier le montant et le retrait de points annoncés.
- Consultez votre solde sur le téléservice officiel Mes points permis, accessible via FranceConnect, avant de choisir le règlement.
- Désignez le conducteur réel si le véhicule appartient à une personne morale soumise à cette obligation ou si la procédure de désignation correspond à votre situation.
- Payez dans le délai de minoration si vous reconnaissez l’infraction, ou déposez une requête en exonération dans le délai inscrit sur l’avis si vous disposez d’un motif.
Le retrait de points ne s’effectue pas à l’instant où le véhicule est flashé. Il intervient lorsque l’infraction est devenue définitive, notamment par le paiement de l’amende forfaitaire, l’émission du titre exécutoire de l’amende majorée ou une décision judiciaire définitive. Le délai technique d’enregistrement peut différer, mais il ne modifie pas la date juridique de prise en compte.
Le titulaire de la carte grise n’est pas toujours l’auteur de l’excès. Une désignation peut être nécessaire lorsqu’une autre personne conduisait. En revanche, une simple affirmation selon laquelle le titulaire n’était pas au volant ne suffit pas toujours à écarter sa responsabilité pécuniaire. Les règles diffèrent selon le type d’avis, l’identification du conducteur et le statut du titulaire du véhicule.
Les motifs qui justifient une contestation sérieuse
Une contestation doit porter sur un élément vérifiable de l’avis ou de la procédure. Une erreur d’immatriculation, un véhicule vendu avant la date du contrôle, un vol déclaré, une usurpation de plaque ou une impossibilité documentée de conduire le véhicule peuvent justifier une démarche. Les justificatifs doivent être joints dès le dépôt de la requête.
Le fait de contester uniquement parce que l’amende paraît élevée ne constitue pas un motif juridique. La vérification de l’homologation ou du contrôle périodique d’un appareil de mesure, la signalisation applicable et la régularité de la procédure peuvent relever d’une analyse plus technique. En cas de suspension, de délit, de risque d’invalidation ou de litige sur la procédure, un avocat en droit routier peut examiner les documents réels.
Allô Service Public, joignable au 3939 selon les horaires publiés par l’administration, renseigne gratuitement sur la règle générale, sans accès au dossier individuel. Pour le suivi d’un avis, l’ANTAI reste l’interlocuteur indiqué. Ne versez pas d’argent à un site privé qui réclame des frais pour contester à votre place avant même d’avoir examiné l’avis : la contestation officielle est accessible sur antai.gouv.fr.
Un avis traité dans les délais préserve vos droits procéduraux. Un avis ignoré ne disparaît pas ; il se transforme généralement en dette majorée et peut compliquer les démarches ultérieures.
Récupération des points après un excès de vitesse et prévention des nouvelles infractions
La récupération du capital dépend du nombre de points retirés, de la nature de l’infraction et de l’absence de nouvelle infraction pendant le délai requis. Un seul point perdu est restitué au terme de six mois sans nouvelle infraction entraînant un retrait de points. Cette règle concerne notamment un excès compris entre 5 et 19 km/h, lorsque l’infraction est définitivement établie.
Pour les contraventions des quatre premières classes, le rétablissement intégral intervient habituellement après deux ans sans nouvelle infraction entraînant retrait de points. Le délai est de trois ans pour les contraventions de cinquième classe et les délits. Les règles sont prévues par l’article L223-6 du code de la route. Une nouvelle infraction avant l’échéance reporte le mécanisme de récupération automatique.
Un stage de sensibilisation à la sécurité routière permet de récupérer jusqu’à quatre points. Il se déroule sur deux jours consécutifs et ne peut ouvrir droit à récupération qu’une fois par période d’un an. Le stage n’efface pas une suspension, une amende ni une condamnation pénale. Il sert uniquement à reconstituer une partie du capital dans la limite du plafond de douze points, ou du plafond probatoire applicable.
Contrôler son solde avant qu’une invalidation ne survienne
Le téléservice officiel Mes points permis permet de consulter le solde, de télécharger une attestation de droit à conduire sécurisée et d’obtenir certaines informations liées au permis. L’accès se fait avec FranceConnect. Cette vérification est gratuite. Les services privés qui facturent une consultation ne donnent pas accès à un solde différent de celui communiqué par l’administration.
Lorsque le solde atteint zéro, le ministère de l’Intérieur adresse une lettre 48SI notifiant l’invalidation du permis. Il faut alors restituer le titre et cesser de conduire. Une personne concernée doit respecter les délais de recours mentionnés dans la notification et s’adresser au service compétent ou à un avocat si la situation soulève une contestation particulière.
La récupération ne dispense pas d’analyser les causes des infractions répétées. Les contrôles automatisés sont fréquents sur les portions où la vitesse autorisée varie rapidement : sorties d’agglomération, travaux, zones à 30 km/h, voies d’insertion ou axes à limitation temporaire. Une aide à la conduite homologuée peut signaler les zones dangereuses, mais un appareil destiné à détecter ou perturber les contrôles est interdit et expose à six points de retrait.
Adapter sa conduite aux limitations réelles plutôt qu’au seul compteur
Les erreurs les plus courantes viennent d’une limitation oubliée après une sortie, d’un panneau temporaire ou de l’habitude de suivre le flux de circulation. Une file de véhicules qui roule vite ne modifie pas la vitesse réglementaire. Chaque conducteur reste responsable de son allure, même lorsque le trafic paraît homogène.
La vitesse excessive s’ajoute souvent à d’autres comportements dangereux. L’usage d’un téléphone tenu en main entraîne trois points retirés. Le franchissement d’un feu rouge coûte quatre points. Le refus de priorité à un piéton régulièrement engagé ou manifestant clairement l’intention de traverser entraîne six points, selon le barème Service-Public mis à jour le 27 février 2026.
La surveillance du compteur prend aussi une place pratique dans le budget des déplacements. Sur un long trajet autoroutier, le coût du péage, du carburant et le temps de parcours peuvent être anticipés sans transformer la limitation en variable d’ajustement. Ce guide sur le prix des péages autoroutiers permet de préparer un itinéraire en tenant compte des dépenses réglementaires plutôt que d’un gain de temps incertain.
Un excès de vitesse n’est jamais isolé de son contexte : un point perdu peut revenir en six mois, mais une suspension ou une invalidation perturbe durablement les trajets professionnels, familiaux et administratifs.
Un excès de vitesse de moins de 5 km/h retire-t-il un point ?
Non. Depuis le 1er janvier 2024, un dépassement inférieur à 5 km/h après application de la marge technique n’entraîne plus de retrait de points. L’amende reste toutefois due : 68 € lorsque la limitation dépasse 50 km/h et 135 € lorsque la limitation est de 50 km/h ou moins, selon le barème applicable en 2026.
À quel moment les points sont-ils retirés après un radar automatique ?
Les points ne sont pas retirés le jour du flash. Le retrait intervient lorsque l’infraction devient définitive, notamment après le paiement de l’amende, l’émission d’une amende majorée ou une décision judiciaire définitive.
Peut-on être suspendu pour un excès de vitesse de 30 km/h ?
Oui. Entre 30 et 39 km/h au-dessus de la limite, le retrait est de trois points et une suspension peut être prononcée. Elle dépend de la décision administrative ou judiciaire prise au regard du dossier.
Que risque-t-on pour un dépassement de 50 km/h ou plus ?
Depuis le 29 décembre 2025, il s’agit d’un délit dès la première infraction. La peine peut atteindre 3 750 € d’amende, trois mois d’emprisonnement, six points retirés, une suspension ou une annulation du permis, ainsi qu’une confiscation possible du véhicule.
Faut-il payer avant de contester un avis de contravention ?
Non. Le paiement vaut reconnaissance de l’infraction et ferme en principe la voie de contestation de l’amende forfaitaire. Si un motif sérieux existe, la requête doit être déposée dans le délai indiqué sur l’avis via antai.gouv.fr ou avec le formulaire joint.