Les motos et scooters immatriculés en 2020 ou 2021 doivent effectuer leur premier contrôle technique avant le 31 décembre 2026. Le prix est libre selon le centre agréé, avec une fourchette généralement constatée entre 50 € et 80 € en 2026. L’absence de contrôle valable expose à une amende forfaitaire de 135 €, prévue pour les contraventions de quatrième classe.
En bref
- Le contrôle technique moto concerne les véhicules de catégorie L immatriculés et circulant sur la voie publique.
- Une moto mise en circulation en 2020 ou 2021 doit être présentée avant la fin de l’année 2026.
- Après le premier examen, la périodicité normale est fixée à trois ans.
- L’inspection moto vérifie environ 80 points contrôlés, notamment les freins, pneus, feux, émissions et bruit.
- Depuis le 1er juillet 2025, la mesure du bruit au sonomètre peut entraîner une contre-visite si l’échappement n’est pas conforme.
Contrôle technique moto 2026 : quelle date respecter selon l’année d’immatriculation
Le contrôle technique moto est obligatoire en France depuis le 15 avril 2024. Cette obligation découle du décret n° 2023-974 du 23 octobre 2023, pris dans le cadre de la directive européenne 2014/45/UE relative au contrôle technique périodique des véhicules. Le dispositif ne s’est pas appliqué à toutes les machines le même jour, car un calendrier progressif a été prévu pour éviter l’engorgement des centres agréés.
En 2026, l’échéance concerne directement les véhicules dont la date de première mise en circulation se situe en 2020 ou en 2021. Si votre certificat d’immatriculation porte l’une de ces années dans la rubrique B, le premier contrôle doit être réalisé avant le 31 décembre 2026. Il est prudent de prendre rendez-vous plusieurs semaines avant cette limite, surtout à l’automne, lorsque les demandes augmentent.
| Année de première mise en circulation | Date limite du premier contrôle | Périodicité après le premier contrôle |
|---|---|---|
| Avant le 1er janvier 2017 | Avant le 31 décembre 2024 | Tous les 3 ans |
| De 2017 à 2019 | Avant le 31 décembre 2025 | Tous les 3 ans |
| De 2020 à 2021 | Avant le 31 décembre 2026 | Tous les 3 ans |
| À partir de 2022 | Dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire de mise en circulation | Tous les 3 ans |
Pour une moto neuve, le premier passage intervient dans les six mois précédant son cinquième anniversaire. Une moto immatriculée le 10 septembre 2022 doit donc passer son contrôle entre le 10 mars 2027 et le 10 septembre 2027. Il ne faut pas attendre le jour anniversaire exact, car la réglementation ouvre une fenêtre de six mois.
La périodicité triennale ne doit pas être confondue avec celle du contrôle technique automobile. Une fois le premier examen effectué, le rapport favorable reste valable trois ans pour la circulation courante. Cette durée est fixée par l’arrêté du 23 octobre 2023 relatif au contrôle technique des véhicules de catégorie L.
Les véhicules concernés comprennent les cyclomoteurs L1e, les motos L3e, les motos avec side-car L4e, les tricycles L5e et les quadricycles L6e ou L7e. Un scooter 50 cm³ immatriculé, un trois-roues motorisé ou une voiturette sans permis entrent donc dans le champ de la réglementation. La cylindrée n’est pas le critère principal : l’immatriculation et la circulation sur route ouverte le sont.
Certains engins restent en dehors du dispositif. Une moto de cross utilisée uniquement sur terrain privé, sans immatriculation et sans circulation sur la voie publique, n’a pas à être présentée. Les véhicules de compétition couverts par une licence sportive peuvent également relever d’une exclusion, tout comme certains matériels agricoles ou de chantier classés dans une autre catégorie réglementaire.
La situation des motos anciennes demande une lecture attentive de la carte grise. Une machine mise en circulation avant le 1er janvier 1960 est dispensée uniquement si la mention « collection » figure sur son certificat d’immatriculation. Une moto ancienne qui n’a pas cette mention reste soumise au contrôle selon les règles applicables à son véhicule.
Pour obtenir la mention collection, la machine doit généralement avoir au moins trente ans et conserver ses caractéristiques principales. La Fédération française des véhicules d’époque peut délivrer une attestation, puis la demande de modification s’effectue gratuitement sur le téléservice officiel ANTS. Les sites qui facturent la saisie d’un dossier ne réduisent pas le délai d’instruction fixé par l’administration.
Une moto portant déjà la mention collection et mise en circulation à partir de 1960 relève d’une périodicité de cinq ans. Cette règle n’efface pas l’obligation de sécurité : un véhicule présentant un freinage défaillant, des pneus dangereux ou une fuite importante peut toujours être immobilisé lors d’un contrôle routier.

Quels véhicules sont soumis au contrôle technique moto et quelles exemptions existent
La réglementation du contrôle technique moto repose sur les catégories européennes dites « L ». Cette appellation administrative rassemble les véhicules motorisés à deux, trois ou quatre roues qui ne relèvent pas des voitures particulières. Elle couvre une réalité très large, du cyclomoteur de 50 cm³ à la moto de forte cylindrée, en passant par les scooters électriques et les quadricycles légers.
Les cyclomoteurs à deux roues, classés L1e, sont inclus dans le dispositif. Cela concerne les scooters de 50 cm³, mais aussi leurs équivalents électriques limités à 45 km/h. Ces machines font partie des véhicules les plus exposés aux défauts d’éclairage, de pneumatiques et de modifications non conformes de l’échappement ou de la vitesse maximale.
Les motos classiques sans side-car sont classées L3e. Elles représentent la plus grande part des véhicules présentés dans les centres habilités. Les motos avec side-car relèvent de la catégorie L4e, tandis que les trois-roues motorisés, souvent utilisés en milieu urbain ou périurbain, sont classés L5e.
Les voiturettes sans permis et certains quads routiers appartiennent aux catégories L6e et L7e. Leur présence dans le calendrier surprend parfois les propriétaires, car ces véhicules ne sont pas toujours perçus comme des deux-roues motorisés. Pourtant, la réglementation les rattache au même ensemble technique et prévoit une inspection adaptée à leur conception.
Les motos et scooters électriques ne bénéficient pas d’une dispense. Ils suivent la même échéance que les modèles thermiques de même année de première mise en circulation. L’absence de moteur à combustion retire simplement les mesures de gaz d’échappement, sans supprimer les vérifications de freinage, de pneus, de direction, d’éclairage et de structure.
Sur un modèle électrique, l’inspection moto porte aussi sur l’état apparent de la batterie de traction, des câbles haute tension et des connecteurs accessibles. L’inspecteur n’ouvre pas un pack batterie pour en contrôler les cellules. Il vérifie la présence de détériorations, de fixations anormales, de câblages dénudés ou de risques visibles pour l’utilisateur.
Le signal sonore artificiel des véhicules électriques peut aussi être examiné lorsqu’il équipe le véhicule. Il s’agit du dispositif AVAS, destiné à avertir les piétons à basse vitesse. Son fonctionnement fait partie des normes techniques de sécurité applicables aux véhicules qui en sont équipés d’origine.
Les motos de collection constituent le cas particulier le plus fréquent. Une moto de plus de trente ans ne devient pas automatiquement un véhicule de collection. La mention doit apparaître sur la carte grise, après une démarche fondée sur une attestation de la FFVE et déposée sur le site officiel de l’ANTS.
La distinction est concrète. Une moto de 1985 en carte grise normale suit la périodicité générale de trois ans. La même machine, avec une carte grise portant la mention collection, relève d’un contrôle tous les cinq ans. Les équipements exigibles tiennent compte de l’époque de réception du véhicule : un élément qui n’était pas obligatoire à l’origine ne peut pas être exigé comme sur une moto récente.
Les travaux de restauration ne dispensent pas du respect de l’homologation. Un ancien véhicule peut être entretenu avec soin tout en restant non conforme s’il reçoit des éclairages, pneus ou échappements qui ne correspondent pas aux caractéristiques autorisées. La logique est comparable à celle qui s’applique aux automobiles anciennes, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer la conformité d’une Porsche 944 ancienne et de ses caractéristiques techniques.
La règle administrative est nette pour les motos non immatriculées. Une machine de cross, d’enduro ou de trial utilisée exclusivement sur un terrain privé n’est pas soumise au contrôle technique périodique. Dès qu’elle est transformée, immatriculée et utilisée sur la voie publique, sa situation doit être appréciée au regard de sa catégorie et de son homologation.
Les véhicules de compétition utilisés sous licence sportive peuvent être exclus, mais cette exclusion ne couvre pas une moto de route simplement employée occasionnellement sur circuit. En cas de doute sur un statut particulier, seul le certificat d’immatriculation, les documents sportifs et la réglementation applicable au véhicule permettent de trancher. Un centre agréé ou le service instructeur compétent peut confirmer le régime applicable.
Les points contrôlés lors d’une inspection moto en centre agréé
Le contrôle technique moto ne remplace pas une révision ni un entretien moto complet. Le centre agréé ne démonte pas le moteur, ne règle pas les soupapes et ne remplace aucune pièce. Son rôle est de constater, selon une méthode réglementée, si le véhicule présente des défaillances susceptibles d’affecter la sécurité routière, l’environnement ou la conformité administrative.
L’examen couvre environ 80 points contrôlés, regroupés en grandes familles. La durée observée est généralement de trente minutes, selon la catégorie du véhicule, son état et les équipements à vérifier. Le certificat d’immatriculation doit être présenté afin que le contrôleur compare les données du véhicule, notamment le numéro d’identification et les caractéristiques sonores déclarées.
| Famille de vérification | Éléments examinés | Défaillance fréquemment relevée |
|---|---|---|
| Identification | Plaque, numéro de série, carte grise | Plaque illisible ou numéro altéré |
| Freinage | Disques, plaquettes, durites, commandes | Fuite ou usure excessive |
| Direction et suspension | Fourche, roulements, amortisseurs | Jeu anormal ou fuite d’huile |
| Roues et pneumatiques | État des pneus, jantes, pression apparente | Pneu lisse, coupé ou déformé |
| Éclairage et signalisation | Feux, clignotants, stop, klaxon | Feu défaillant ou clignotant non conforme |
| Châssis et carrosserie | Cadre, repose-pieds, échappement | Élément desserré ou dangereux |
| Pollution | Gaz d’échappement des modèles thermiques | Valeurs incompatibles avec le véhicule |
| Bruit | Niveau sonore et conformité de l’échappement | Silencieux modifié ou niveau excessif |
Le freinage fait l’objet d’une attention particulière. Le contrôleur observe l’état apparent des disques, des plaquettes, des durites et des commandes. Une durite craquelée, une fuite de liquide ou un disque nettement endommagé peuvent entraîner une défaillance majeure, avec obligation de réparation avant la contre-visite.
Les pneus sont examinés pour leur état et leur conformité. Un témoin d’usure atteint, une coupure profonde, une hernie ou une dimension manifestement non adaptée au véhicule peuvent être relevés. La pression exacte n’est pas toujours mesurée comme lors d’un réglage d’atelier, mais une roue visiblement sous-gonflée ou endommagée attire immédiatement l’attention.
La direction et les suspensions servent à maintenir la trajectoire et la stabilité du deux-roues. Le contrôleur vérifie notamment l’absence de jeu excessif dans la colonne de direction, l’état des joints de fourche et les fuites d’huile. Une fuite qui atteint un disque de frein ou un pneu n’est pas un simple défaut d’entretien : elle peut compromettre la maîtrise de la machine.
L’éclairage est souvent à l’origine de défauts faciles à éviter. Les feux de croisement, feux de route, feux de position, feu stop, éclairage de plaque, clignotants et avertisseur sonore doivent fonctionner. Un remplacement d’ampoule peu coûteux avant le rendez-vous évite une contre-visite facturée ensuite par le centre.
Les modifications esthétiques sont admises uniquement lorsqu’elles respectent les normes techniques applicables. Des clignotants à LED sans marquage d’homologation, une plaque inclinée ou de dimensions non réglementaires, un rétroviseur absent ou un feu arrière masqué peuvent conduire à une observation défavorable. La conformité d’une pièce ne se déduit pas de son apparence.
Les véhicules thermiques font l’objet d’un contrôle des émissions lorsque le protocole le prévoit. La mesure s’effectue moteur chaud. Arriver au rendez-vous après un trajet très court peut fausser le fonctionnement normal du moteur et compliquer le contrôle. Prévoir quinze à vingt minutes de roulage avant l’arrivée permet au groupe motopropulseur d’atteindre sa température habituelle.
Le contrôle sonore est devenu effectif le 1er juillet 2025. Le niveau de bruit est mesuré au sonomètre selon une procédure précise, à régime stabilisé et à une distance déterminée de l’échappement. La valeur de référence est liée aux caractéristiques du véhicule, notamment à la rubrique U.1 de la carte grise lorsqu’elle est renseignée.
Une chicane retirée, une ligne destinée au circuit ou un silencieux non homologué créent un risque direct de contre-visite. Le marquage d’homologation et la présence des éléments prévus par le fabricant doivent être vérifiés avant le rendez-vous. Le bruit excessif n’est pas traité comme une préférence de conduite : il relève de la conformité du véhicule.
Les résultats sont classés selon la gravité des défaillances constatées. Une défaillance mineure n’impose pas de retour au centre, mais doit être corrigée dans le cadre normal de l’entretien moto. Une défaillance majeure impose une contre-visite dans un délai de deux mois, tandis qu’une défaillance critique interdit la circulation du véhicule à compter du lendemain du contrôle.
Prix du contrôle technique moto : tarifs constatés et choix d’un centre habilité
Le prix du contrôle technique moto n’est pas fixé par l’État. Chaque centre agréé affiche librement ses tarifs, ce qui explique les écarts d’une ville à l’autre et parfois entre deux établissements voisins. Pour 2026, les montants habituellement constatés se situent entre 50 € et 80 € pour un contrôle périodique d’une moto ou d’un scooter.
La variable principale reste le centre choisi. Les établissements situés dans les grandes agglomérations affichent souvent des tarifs supérieurs de 10 € à 20 € à ceux pratiqués dans les zones moins denses. La disponibilité d’un banc adapté, d’un pont moto, d’un sonomètre étalonné et d’un contrôleur formé aux catégories L participe aussi au niveau de prix.
| Prestation | Prix constaté en 2026 | Source et précision |
|---|---|---|
| Contrôle périodique moto ou scooter | 50 € à 80 € | Tarifs libres affichés par les centres agréés UTAC-OTC |
| Contrôle d’un cyclomoteur 50 cm³ | 35 € à 55 € | Tarifs libres, selon équipement et centre |
| Contre-visite | 10 € à 20 € | Montants couramment affichés en 2026 |
| Contrôle volontaire avant achat | 60 € à 90 € | Prestation commerciale, hors obligation périodique |
La médiane nationale fréquemment observée s’établit autour de 65 € pour une moto. Ce chiffre n’est pas un tarif réglementé et ne peut pas servir de référence contractuelle. Vous devez consulter le prix affiché par le centre au moment de la réservation, car une promotion temporaire ou une variation de disponibilité peut modifier le montant demandé.
La contre-visite coûte généralement entre 10 € et 20 € lorsqu’elle est réalisée dans le centre d’origine. Le délai réglementaire est de deux mois après un résultat défavorable pour défaillance majeure. Passé ce délai, un contrôle complet doit être recommencé et payé au tarif normal, même si les réparations ont été réalisées.
Le choix du centre doit commencer par l’annuaire officiel de l’UTAC-OTC. Tous les établissements qui réalisent le contrôle technique automobile ne sont pas automatiquement autorisés à examiner une moto. L’agrément exige des équipements et une formation spécifiques, notamment pour la stabilité du véhicule, les essais de freinage et le contrôle du bruit.
Vous pouvez comparer les créneaux et les tarifs, mais il faut vérifier que la catégorie de votre véhicule est bien acceptée. Un rendez-vous pris pour une automobile dans un centre non équipé pour les deux-roues ne régularise rien. Le rapport doit être établi par un centre habilité pour les véhicules de catégorie L.
Le contrôle volontaire avant une vente ou un achat d’occasion mérite d’être distingué du contrôle légal. Il peut être utile pour connaître l’état apparent du véhicule, mais il ne remplace pas nécessairement les documents exigés lors d’une cession. Pour une vente à un particulier, le vendeur doit remettre un contrôle technique de moins de six mois lorsque la moto y est assujettie.
Les comparaisons de coûts d’usage doivent rester précises. Un prix de contrôle technique ne se compare pas directement au coût d’une réparation, d’une assurance ou d’une consommation de carburant. Les variables ne sont pas les mêmes, comme le montre l’étude de la fiabilité et des frais d’entretien d’une Ford Mondeo, qui dépend notamment de la motorisation, de l’âge et du kilométrage.
Un tarif très inférieur aux prix habituellement constatés doit être lu avec attention. Vérifiez ce qui est inclus, le type de véhicule admis et les conditions de report du rendez-vous. Le prix annoncé doit correspondre à un contrôle périodique complet, avec édition d’un procès-verbal officiel, et non à une simple vérification préalable réalisée par un atelier.
Le centre n’a pas à vous vendre des réparations. Son rôle est de constater les défaillances et de remettre un rapport. Vous restez libre de faire réparer votre deux-roues chez le professionnel de votre choix ou de réaliser les opérations autorisées vous-même, à condition que le véhicule soit conforme lors de la contre-visite.
Préparer le contrôle technique moto et éviter une contre-visite
La préparation doit se faire deux ou trois jours avant le rendez-vous, pas sur le parking du centre. Cette marge permet de commander une ampoule, de corriger un défaut de fixation ou de faire intervenir un professionnel si une fuite ou une usure anormale est découverte. Un contrôle technique favorable dépend souvent de vérifications simples réalisées dans le bon ordre.
Le certificat d’immatriculation doit être accessible au moment de partir. Le contrôleur l’utilise pour identifier le véhicule et consulter certaines caractéristiques déclarées. Une plaque d’immatriculation sale, pliée, mal fixée ou difficile à lire peut aussi être relevée, même si la mécanique est en bon état.
- Vérifiez que les pneus ne présentent ni hernie, ni coupure, ni usure atteignant les témoins, puis ajustez la pression selon les indications du constructeur.
- Contrôlez l’état des plaquettes, le niveau du liquide de frein et l’absence de fuite visible sur les durites, les étriers et les maîtres-cylindres.
- Testez les feux de croisement, feux de route, feu stop, éclairage de plaque, clignotants et avertisseur sonore avant de prendre rendez-vous.
- Examinez la plaque, les rétroviseurs, les repose-pieds et les éléments de carrosserie afin qu’aucune pièce ne soit desserrée ou dangereuse.
- Vérifiez la conformité de l’échappement, la présence de la chicane lorsqu’elle est prévue et l’absence de fuite au collecteur ou au silencieux.
- Contrôlez le guidon à l’arrêt pour détecter un jeu inhabituel dans la direction, puis observez les joints de fourche et les amortisseurs.
Les pneus doivent retenir votre attention en premier. Un pneu dont la gomme paraît encore correcte peut présenter une coupure sur le flanc, une déformation ou une pression manifestement insuffisante. Ces défauts ne sont pas seulement susceptibles d’entraîner une contre-visite : ils modifient l’adhérence et le comportement de la moto au freinage.
Le freinage arrive juste après. Vérifiez l’épaisseur des plaquettes par les ouvertures prévues sur l’étrier, sans démonter inutilement le système. Si le levier devient spongieux, si le niveau de liquide baisse anormalement ou si une trace de liquide apparaît, une intervention est nécessaire avant le passage.
L’éclairage se contrôle rapidement, mais il faut prendre le temps de regarder chaque fonction. Un feu stop peut fonctionner avec le frein avant et rester inactif avec la pédale arrière. Les clignotants doivent être visibles et symétriques, tandis que le klaxon doit produire un signal audible sans coupure.
Les modifications d’échappement demandent une vérification plus stricte depuis la mise en œuvre du sonomètre en juillet 2025. Une pièce portant un marquage esthétique ou une référence commerciale ne prouve pas toujours son homologation routière. Si la ligne d’origine a été conservée, la remettre avant le contrôle évite une discussion sur la conformité et une éventuelle contre-visite.
Un nettoyage raisonnable du véhicule facilite l’inspection. Il ne s’agit pas de masquer une fuite sous un produit brillant, mais de rendre visibles les organes mécaniques. Un moteur ou un bas moteur couvert de graisse et de poussière empêche de distinguer une fuite ancienne d’une fuite active.
Le jour du rendez-vous, prévoyez un trajet de quinze à vingt minutes avant l’arrivée si votre moto est thermique. Le moteur atteint ainsi une température de fonctionnement plus normale pour les mesures liées aux émissions. Une moto stockée longtemps mérite un essai préalable, car une batterie faible, un témoin allumé ou un feu devenu intermittent apparaissent souvent après quelques kilomètres.
Le rapport remis à la fin de l’examen doit être conservé. Il indique les défauts éventuellement constatés et la date limite de validité du contrôle. En cas de défaillance majeure, vous pouvez circuler pendant deux mois pour effectuer les réparations et revenir en contre-visite, sauf indication plus restrictive liée à une défaillance critique.
Rouler sans contrôle technique valide expose à une amende forfaitaire de 135 € en 2026, conformément au régime des contraventions de quatrième classe. Elle est minorée à 90 € si elle est réglée dans le délai prévu par l’avis, et peut être majorée à 375 € en cas de paiement tardif. Les forces de l’ordre peuvent également immobiliser le véhicule et retenir le certificat d’immatriculation.
Lors d’une vente à un particulier, le rapport doit dater de moins de six mois. Si le contrôle comporte une obligation de contre-visite, la validité est ramenée à deux mois pour permettre l’immatriculation par l’acheteur. Cette obligation ne s’applique pas à la vente à un professionnel, mais le vendeur doit rester transparent sur l’état réel du véhicule.
L’assurance ne se prononce pas automatiquement de la même manière dans chaque dossier d’accident. L’absence de contrôle technique ne supprime pas mécaniquement toutes les garanties, mais elle peut être invoquée selon les conditions du contrat et les circonstances du sinistre. Pour une situation individuelle, la réponse doit venir de l’assureur, du médiateur compétent ou d’un professionnel du droit si un litige est déjà engagé.
Ma moto de 2021 doit-elle passer le contrôle technique cette année ?
Oui. Une moto, un scooter, un trois-roues ou un quadricycle de catégorie L mis en circulation en 2020 ou 2021 doit effectuer son premier contrôle technique avant le 31 décembre 2026, selon le calendrier prévu par l’arrêté du 23 octobre 2023.
Combien coûte un contrôle technique moto en 2026 ?
Le prix est libre. Les tarifs constatés dans les centres agréés se situent généralement entre 50 € et 80 € pour une moto ou un scooter, avec une contre-visite souvent facturée entre 10 € et 20 €.
Une moto électrique est-elle concernée par le contrôle technique ?
Oui. Elle suit le même calendrier que les motos thermiques. Le centre ne contrôle pas les émissions de gaz, mais vérifie notamment les freins, pneus, éclairages, câblages, connecteurs et l’état apparent du système haute tension.
Quel délai ai-je après une contre-visite moto ?
En cas de défaillance majeure, vous disposez de deux mois pour effectuer les réparations et présenter la moto à la contre-visite. Passé ce délai, un contrôle complet doit être réalisé de nouveau.
Puis-je vendre une moto sans contrôle technique à un particulier ?
Non, lorsque la moto est soumise au contrôle technique. Le vendeur doit remettre un procès-verbal de moins de six mois, ou de moins de deux mois si une contre-visite est prescrite. La vente à un professionnel fait exception à cette obligation.